La médecine de premier recours en pôle position

La médecine de premier recours en pôle position

29.03.2012

EN DÉVOILANT en fin d’année dernière 23 atlas régionaux, le Conseil national de l’Ordre des médecins révèle d’étonnantes situations démographiques. 

 

Articulée autour de 2 215 bassins de vie définis par l’INSEE, cette analyse présente l’offre de médecine générale et de spécialités en accès direct. Gynécologues, ophtalmologistes, pédiatres et psychiatres ne sont plus les seuls spécialistes tant recherchés dans de très nombreuses régions françaises. Les disparités se creusent au sein d’une même région et le désert médical avance, y compris dans des zones réputées bien dotées en médecins comme l’Île-de-France ou la Provence-Alpes-Côte d'Azur.

À l’heure où seuls 10 % des médecins choisissent l’exercice libéral au moment de leur inscription au tableau de l’ordre, des signes d’espoir existent. « Vingt-trois pour cent des jeunes choisissent de s’installer en zone rurale. Ils en sont satisfaits, le disent et invitent leurs jeunes confrères à les imiter », explique le Dr Romestaing, président de la section santé publique et démographie médicale du CNOM.

Nouvelle attractivité des régions.

La Franche-Comté présente par exemple la particularité d’être la région de France qui forme et conserve la majorité de ses médecins. À l’opposé, la Bourgogne, pourtant voisine, n’en garde que 47 %, ou désormais 41 % des médecins nouvellement inscrits pour la première fois à l’Ordre ont obtenu leur diplôme hors de France. Difficiles à expliquer, ces disparités pointent du doigt de petits coins de paradis où tout reste à faire. Dans le Limousin, en Rhône-Alpes, les collectivités territoriales redoublent d’efforts pour vous accueillir et y exercer. Cette cartographie dessine aussi les contours de terres médicalement vierges. Alors que les ophtalmologistes ont carte blanche pour s’installer partout en France, la Haute-Normandie, dont la population est la plus jeune de France avec une moyenne d’âge de 40 ans, se retrouve totalement dépourvue de pédiatres libéraux. Plus qu’un défi à relever, s’installer un peu plus loin que sa faculté est une aventure humaine qui autorise aussi beaucoup de liberté, y compris dans sa vie personnelle.

Source : Lequotidiendumedecin.fr

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