Avenir de l’assurance-maladie : le Haut conseil mise sur les parcours de soins

Avenir de l’assurance-maladie : le Haut conseil mise sur les parcours de soins

23.03.2012
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Le Haut conseil pour l’avenir de l’assurance-maladie (HCAAM) met en avant plusieurs pistes pour assurer la pérennité du système de santé et de son mode de financement. Compilées dans un document d’une trentaine de pages, les options sur la table font la part belle à la notion de parcours de soins. Le Haut conseil part du principe qu’un déficit récurrent de l’assurance-maladie n’est « pas admissible ». Des « gisements d’efficacité » existent, « nombreux », qu’il convient de mobiliser pour maintenir la solidarité universelle mise en place après la guerre.

Qu’est-ce qu’un parcours de soins efficient ? Un parcours où chaque professionnel apprend à se repositionner, expose en substance le HCAAM. Au médecin traitant, le soin de tenir à jour le volet de synthèse du dossier médical. À l’infirmière, la charge de coordonner les soins - y compris la composante sociale. Pour inciter au travail collectif, le Haut conseil préconise la mise en place de nouveaux modes de tarification. L’objectif du « juste soin » a des implications concrètes à l’hôpital. « Dans bien des cas, lit-on dans le rapport du Haut conseil, cela devrait conduire à des séjours moins nombreux, moins longs ou moins répétés, et moins souvent provoqués par une situation d’urgence. » L’ouverture de l’hôpital doit se traduire par des relations suivies avec les médecins traitants, insiste le Haut conseil, pour qui les capacités en lits d’hospitalisation complète devront être revues.

Le Haut conseil pour l’avenir de l’assurance-maladie, créé en 2003, est notamment composé de parlementaires et de représentants de l’État (outre les représentants des assurés sociaux, des employeurs, des assureurs, des professionnels de santé et des usagers). La droite et la gauche y sont représentées avec autant de poids. Apportant sa contribution au débat électoral du moment, le Haut conseil estime « légitime que la puissance publique fixe des règles en matière d’installation. »« L’exemple des conventions avec les infirmières, les kinésithérapeutes et les sages-femmes a montré qu’il était possible d’introduire des exigences au niveau individuel tout en se situant dans un cadre négocié au niveau collectif », précise la note. Au final, le Haut conseil préconise le lancement rapide de projets pilotes « servant de prototypes aux transformations nécessaires. »

D. CH.
Source : Lequotidiendumedecin.fr
Commenter 1 Commentaire
 
23.03.2012 à 18h38

« "À l’infirmière, la charge de coordonner les soins"

Ok, j'arrête la médecine générale. »

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