Inde du Nord - Rajasthan - Sur la route des maharajas

Inde du Nord - Rajasthan Sur la route des maharajas

22.03.2012

À dos d’éléphant et de dromadaire, en calèche, en Bentley, en train ou en rickshaw, tous les moyens de transport sont bons pour découvrir les splendeurs du Rajasthan. De Bîkaner à Agra, en passant par Jaisalmer, Jodhpur, Udaipur, Pushkar et Jaipur, de palais en palais, j’ai partagé les fastes d’antan des maharanis et le quotidien de la vie indienne d’aujourd’hui.

  • Udaipur
  • Inde, Accueil palace
  • accueil palace
  • Bikaner balançoire de maharaja
  • Ghats de Pushkar
  • Pèlerin à Pushkar, Inde
  • Jaipur City Palace
  • Jaipur, Palais des Vents
  • Jasailmer, Mandir Palace

Alors que j’étais nourrie de littérature romanesque et épique sur la mousson ou admirative des hippies rescapés de Goa ou Kovalam, une première « route des Indes », à une époque où l’on était surtout routard et nostalgique de Pondichéry et autres comptoirs français, m’avait laissé un souvenir impérissable du palais des maharajas de Mysore, dans le sud de l’Inde. Pour cette nouvelle route des Indes, direction le Rajasthan au nord-est du sous-continent afin de découvrir d’autres palais des maharajas sur les 507 que comptait encore l’Inde au moment de son indépendance ! En 1947, les maharajas ont perdu leur pouvoir, mais ont gardé leur titre et leur prestige. Le Rajputana (devenu depuis le Rajasthan, littéralement la terre du fils du roi) en comptait 18. Au fil du temps, pour sauver le patrimoine de ces palais somptueux, les « ex-rois » ont endossé le costume d’avocat, de médecin ou d’hôtelier. Aujourd’hui, le visiteur pose ses bagages dans des chambres royales le temps d’une découverte des cités mythiques d’Udaipur la ville blanche, de Jaipur, la ville rose, de Jodhpur la ville bleue, de Pushkar la ville sainte, de Jaisalmer la ville dorée. Vingt ans après, tout avait changé ! Et rien n’avait changé !

L’aéroport de Delhi devenu un hub international affiche les signes d’opulence d’un pays entré dans la modernité, avec un souci constant d’efficacité mêlé à une certaine nonchalance ! À la sortie, une foule éclectique, le concert des Klaxon, la poussière et les fortes odeurs, suaves ou moins suaves, ne laissent pas de doute, nous sommes bien en Inde ! 1,4 milliard d’habitants, irréel, inimaginable, mais on en prend conscience en s’engouffrant dans un taxi pétaradant, ou plus chic dans la fameuse Ambassador aujourd’hui rutilante. Les vieux tacots aux roues élimées ont cédé la place aux « Tata » locales et autres nouvelles venues du pays du Soleil Levant ! Les routes qui mènent à la capitale, New Delhi, n’ont rien à envier à l’infrastructure occidentale ou américaine, les quartiers d’affaires aux tours ultramodernes poussent comme des champignons ! Tout a changé ! Mais rien n’a changé ! Les échoppes invraisemblables, la foule, les vaches sacrées, qui ont gardé leurs habitudes au beau milieu des structures les plus nouvelles. À cet instant, j’ai pensé que mon rêve de maharani (la première épouse du maharaja) allait s’évanouir. Le train de nuit était le meilleur compromis pour rallier les quelque 450 km à parcourir jusqu’à Bîkaner où j’étais attendue. Pour les Indiens et toute maharani qui se respecte, le voyage en train fait partie de la vie locale et traditionnelle. Une occasion unique de rencontrer tous les visages de l’Inde ! Or me voici bloquée au milieu d’un embouteillage sans fin. Impassible, mon chauffeur sikh sourit ! Tout est parfaitement normal : en ce mois de février, les astrologues ont donné leur feu vert pour célébrer de nombreux mariages. Une grande affaire en Inde. Les weeding halls se succédent le long de l’artère principale. Les processions de mariage avec cheval d’apparat, cortège de musiciens, voitures des mariés et des invités se garent à tout vent le long de la chaussée ! Difficile de se frayer un chemin dans de telles conditions sans risquer d'écraser une vache sacrée nullement perturbée par le bruit incessant des « tut tut » ni la flamboyance des saris des mariées et de leurs demoiselles d’honneur. Toujours imperturbable, M. Singh me conduit à bon port ! À la gare ! Sur le quai, tout un spectacle ! Toujours une foule bigarrée, des couleurs vives pour le sari des femmes, des monceaux de bagages drôlement emmaillotés, des gamins qui quémandent « one roupie, one pen », des vendeurs à la sauvette qui proposent boissons, friandises, cartes mémoire, des roulottes de chapatis ou de beignets, huileux, mais délicieux, passent sous les fenêtres des wagons… Les contrôleurs s’agitent devant l’étonnante présence de trois Européennes qui ne voyagent pas en 1re classe ! Nous voici installées dans notre compartiment spartiate, simplement séparé des autres par un rideau ! Parties pour une douce nuit avant l’arrivée au lever du soleil à Bîkaner ! Le lever du soleil sur le fort de Junargarh est un pur moment de bonheur ! Les murailles de grès rouge étincellent au milieu des ocres du désert et peu à peu se découpent les 37 bastions de cette gigantesque forteresse, témoin des luttes des guerriers rajputs, descendants, disaient-ils, de la Lune, du Soleil et du feu ! L’éblouissement continue à l’intérieur du fort qui abrite des palais de maharajas construits à partir du XVIe et jusqu’au XIXe siècle, chaque nouveau maharaja voulant rivaliser de luxe et de prestige avec son prédécesseur ! Tous les fastes architecturaux et décoratifs de l’Inde des maharajas semblent concentrés dans ces lieux extraordinaires, festival de miroiteries, de fresques, de céramiques, d’incrustations de pierres précieuses, de gypse et de marbre ciselé. La découverte de Bîkaner, très rarement programmée par les voyagistes, est une merveilleuse entrée en matière pour comprendre le Rajasthan ! Les traditions sont encore omniprésentes. Les héritiers des Rajputs arborent encore le fameux turban rose ou orange et de larges moustaches. Contrairement au reste de l’Inde, les femmes portent des jupes et des tuniques et de longs voiles colorés dans des rouges, roses et oranges avec moult bijoux et pierreries sur les tissus. Tout est chatoyant et d’une incroyable élégance, même lorsque les belles travaillent aux champs, ce qui est la coutume dans ces terres reculées qui flirtent maintenant avec les tentations de la modernité. C’est au Largarth Palace que je passe ma première nuit de maharani. Accueil royal avec la tradition du namaskar, fleurs et safran sur le front. Au milieu de remarquables jardins, défi au désert, se dresse l’exemple type de l’architecture indo-sarracénique : vastes bâtiments en grès rouge toujours avec moucharabiehs, corridors, enfilades de pièces de réceptions monumentales, patios ouverts sur le ciel où l’on se pose pour un tea time en admirant les photos jaunies des chasses et des fêtes de la grande époque ! Première surprise : notre Clemenceau national y avait ses quartiers d’été et d’hiver chassant la grouse… et le tigre avec son hôte, le maharaja Ganga Singh. Chaque palais a ses petites histoires et anecdotes croustillantes dans la grande histoire, comme nous le découvrirons au fil du voyage !

 

En pratique

 

Attention, un voyage en Inde ne se prépare pas à la dernière minute, les conditions d’obtention du visa variant régulièrement !

Les Voyages de Pharaon proposent des voyages sur mesure ou à la carte au Rajasthan ou en Inde du Sud.

L’idéal est le « Circuit privatif » (à partir de deux personnes) avec chauffeur anglophone et guide francophone lors des visites. Ce circuit en pension complète comprend les vols Air France, les visites, la nuit dans le train et les hébergements dans les hôtels et les palaces de charme.

Forfait à partir de 2 090 euros pour 13 jours/11 nuits.

www.voyages-pharaon.com

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Tél. 01.43.29.36.36

Source : Lequotidiendumedecin.fr

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