Enfants VIH + : le traitement antirétroviral peut débuter tôt

Enfants VIH + : le traitement antirétroviral peut débuter tôt

07.03.2012
Deux études présentées à la Conférence internationale sur les maladies dues au VIH (CROI, San Francisco) montrent l’importance de diagnostiquer et traiter les nourrissons infectés au cours de leur première année de vie, ce qui permet d’éviter une détérioration du système immunitaire et d’assurer un développement neurologique normal.
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L’étude CHER (Mark Cotton et coll.) chez 375 participants, lancée en Afrique du Sud en 2005, a montré qu’une mise sous traitement antirétroviral très tôt, pendant les trois premiers mois de vie, préserve le système immunitaire, qui ne s’affaiblit pas, contrairement aux enfants chez qui le traitement est donné plus tard. Chez les 375 participants dans ce cas, on constate que le traitement peut être interrompu au bout d’un ou deux ans. Ces enfants vont mieux que lorsque le traitement est retardé jusqu’à l’apparition des signes de maladie. Enfin, la maladie n’évolue que chez un nombre très réduit d’enfants ayant reçu le traitement immédiat et les décès sont également très rares. L’évaluation d’une mise sous traitement plus tardive, qui occupait un bras de l’étude, avait été arrêtée prématurément en 2007 car, par comparaison, les enfants mis sous traitement dès 7 semaines de vie, avaient un risque significativement réduit de mortalité dans les quarante-huit semaines. En 2008, les recommandations avaient été modifiées de manière à donner sans retard le traitement chez les enfants de moins d’un an.

Par ailleurs, PREDICT (Jintanat Ananworanich et coll., Bangkok), chez 299 enfants, étude de phase III, débutée en 2006 en Thaïlande et au Cambodge chez des enfants dont la séropositivité a été découverte après l’âge de 1 an, montre que des taux aussi bas de progression de la maladie sont observés, que le traitement antirétroviral soit commencé dès que la séropositivité est diagnostiquée ou qu’il soit retardé jusqu’au moment où les CD4 ont dangereusement chuté. Des problèmes de développement neurologique sont prévalents avec une égale fréquence dans les deux groupes.

Dr BÉATRICE VUAILLE
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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