PCB : l’ANSES met en garde contre les poissons d’eau douce

PCB : l’ANSES met en garde contre les poissons d’eau douce

20.01.2012
Les femmes enceintes et les enfants devraient réduire à une fois tous les deux mois leur consommation de certaines espèces de poissons riches en polychlorobiphényles (PCB). Le reste des Français peut manger carpe ou anguille jusqu’à deux fois par mois, recommande l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES).
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Les PCB sont interdits en France et à l’étranger depuis 1987, ils restent présents dans l’environnement, notamment dans les rivières. Dès 2006, l’Europe a fixé des teneurs maximales à ne pas dépasser dans les denrées alors que la France promulguait des restrictions de pêche et des recommandations de non-consommation des poissons d’eau douce dans certaines régions particulièrement contaminées.

Afin d’affiner ces mesures, l’ANSES a lancé en 2008 une étude sur l’imprégnation aux PCB des consommateurs de poissons de rivière. 606 pêcheurs amateurs ou membres de leur foyer et 16 pêcheurs professionnels ont été suivis pendant 4 ans dans le but d’établir un lien éventuel entre la consommation de ces poissons qui accumulent le PCB (« bio-accumulateurs ») et l’imprégnation sanguine.

Niveau de consommation faible.

L’étude montre que le niveau de consommation des poissons d’eau douce est faible. Les pêcheurs amateurs se contentent d’un poisson par mois, et encore, des moins bio-accumulateurs (ceux-ci ne sont consommés que 2,5 fois par an). Seulement 13 % de cette population mangerait des espèces fortement accumulatrices plus de 2 fois par an. Les niveaux d’imprégnations aux PCB étudiés chez les pêcheurs sont du reste similaires à ceux de la population générale et inférieure à ceux observées dans les années 1980, avant leur interdiction. L’étude montre également que la consommation des espèces bio-accumulatrices (anguilles, barbeaux, brèmes, carpes, silures) provoque bien une augmentation de l’imprégnation aux PCB. Ce dernier résultat a conduit l’ANSES à s’auto-saisir afin de déterminer une fréquence de consommation maximale de ces poissons fortement bio-accumulateurs sans risque sur le long terme. L’agence recommande de limiter leur consommation à 1 fois tous les 2 mois pour les femmes en âge de procréer, enceintes, ou allaitantes, et pour les enfants de moins de 3 ans, les fillettes et les adolescentes, et à 2 fois par mois pour le reste de la population. L’ANSES précise que ces recommandations ne s’appliquent pas dans les régions de forte contamination, où toute consommation est proscrite.

 COLINE GARRÉ
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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