Prothèses PIP : un comité de suivi sanitaire est mis en place

Prothèses PIP : un comité de suivi sanitaire est mis en place

09.12.2011
Deux victimes, porteuses de prothèses PIP, s’ajoutent au cas d’Edwige Ligonèche, décédée en novembre d’un lymphome anaplasique à grandes cellules : l’AFSSAPS annonce un cas de cancer du sein, déclaré le 5 décembre, et le procureur de la République de Marseille fait part, dans le cadre d’une information judiciaire, d’un premier décès en 2010.
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Le cas de cancer du sein (adénocarcinome), déclaré le 5 décembre à l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) chez une patiente porteuse de prothèse PIP depuis plusieurs années, a conduit Xavier Bertrand à solliciter auprès de la Direction générale de la santé (DGS) la mise en place d’un comité de suivi.

L’objectif de ce comité, réunissant les pouvoirs publics, les professionnels de santé et les associations de patients, consiste à définir « les mesures nécessaires de suivi et de prise en charge sanitaire des femmes porteuses de prothèses PIP ». L’Institut national du cancer est également chargé de proposer, d’ici le 20 décembre, « les conduites à tenir dans le cas de mise en évidence d’un adénocarcinome ». Enfin, le ministre souhaite disposer, « sans préjuger des enquêtes judiciaires pénales ouvertes », d’un état complet des contrôles qui ont été effectués par les autorités sanitaires sur la société PIP depuis sa création, « ainsi que des mesures qui ont été mises en œuvre suite à ces inspections ».

Par ailleurs, le procureur de la République de Marseille, Jacques Dallest, a annoncé qu’une première information judiciaire pour homicide involontaire a été ouverte, ce jeudi, après le décès, en 2010, dans le Gers, d’une porteuse de prothèse PIP atteinte d’un cancer. Ouverte contre X pour « homicide involontaire par violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de sécurité et de prudence », cette information judiciaire n’a pas de lien avec le cas d’Edwige Ligonèche, décédée le 23 novembre d’un lymphome anaplasique à grandes cellules, et dont la plainte « n’a pas été formellement reçue ».

Interrogé sur le lien entre la présence des prothèses défectueuses et le décès du Gers, le procureur a indiqué qu’il s’agissait pour l’instant d’une « présomption qui devra être confortée ou infirmée par l’instruction ».

Les autorités sanitaires rappellent qu’un numéro Vert a été mis en place, le 0800.636.636, du lundi au samedi, de 9 à 19 heures.

STÉPHANIE HASENDAHL
Source : Lequotidiendumedecin.fr
Commenter 1 Commentaire
 
09.12.2011 à 19h14

« Les "complications " (cancers du sein ou/et lymphomes) sont-elles dues seulement aux prothèses de la marque PIP ? Y a-t-il eu des "fuites" de silicone ou des ruptures dites intracapsulaires ? »

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