INFOGRAPHIE ANIMÉE : quinze ans d’informatique médicale | Le Quotidien du Médecin

INFOGRAPHIE ANIMÉE : quinze ans d’informatique médicale

01.12.2011

De SESAM-Vitale à la nouvelle convention, que sont vos logiciels médicaux devenus ? Ils ont intégré la télétransmission des feuilles de soins,  la structuration des dossiers patients,  la prescription sécurisée des médicaments, les Web services de l’assurance-maladie, les messageries sécurisées, le DMP…Vous les avez emportés en visite et aujourd’hui, vous glissez un smartphone dans votre poche pour les infos sur le médicament, les dicos et les scores. Et les voilà qui s’apprêtent à jouer les filles de l’air en passant dans le nuage (« Cloud computing »)  et sur les tablettes….Une passionnante aventure à cliquer sur notre animation « time line »

  • INFOGRAPHIE ANIMEE : Quinze ans d’informatique médicale




  • 1997 - Et l’informatisation devint obligatoire…

    Les ordonnances Juppé de 1996 ont créé une nouvelle obligation pour les médecins : télétransmettre leurs feuilles de soins à la CNAM à partir du 31 décembre 1998. Les médecins qui le demandent vont recevoir une prime de 7 000 F (1 067 €) pour s’informatiser. "Le Quotidien du Médecin" lance le 20 mars un supplément Informatique… Originalité de ce cahier : présenter des bancs d’essai des logiciels médicaux pour aider les médecins dans leur choix. Ils seront regroupés dès 1998 en un tableau annuel.
    Du 23 au 27 mars 1997, le salon Informedica du Medec rassemble 80 exposants, éditeurs de logiciels et fabricants de matériel. Pendant plusieurs années, ce sera l’effervescence autour des stands de démonstrations de logiciels.
    « On a pris contact avec la CPAM qui n’en sait pas plus que nous d’ailleurs, puis avec les éditeurs locaux pour qu’ils viennent faire des démonstrations. Nous avons assuré des formations grâce à l’aide de la chambre de commerce.»
    «  Les réticents s’affolent et un lieu associatif est comme une bouffée d’oxygène.»
    Propos du Dr Philippe Petitgars (Narbonne) et du Dr Bruno Wisman (Gond-Pontouvre) tous deux cofondateurs dans leur région d’association d’informatique médicale

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    En chiffres
    - 34,5% des généralistes utilisent un ordinateur pour leur pratique médicale (sondage européen Medical Top) et 25% des médecins.
    - 70% des médecins ont un minitel (sondage Indice Medical, nov.97)
    - « Je refuse de m’informatiser » : 21% des  médecins généralistes  (vague CESSIM du 10/11 au 13/12 1997)

    En savoir plus
    - Consulter le tableau des logiciels 2011
    - De SESAM-Vitale à la nouvelle convention : quinze ans d’informatique médicale, n°100, Le Quotidien du Médecin, Informatique et Web du 2 décembre 2011.

  • 1998 - La première FSE (feuille de soins électronique) est télétransmise le 5 juin

    Après une phase d’expérimentation dans deux départements (Ille- et-Vilaine et Pyrénées Atlantique), le déploiement de SESAM-Vitale (système électronique de saisie de l’assurance-maladie) est prévu pour le printemps mais…il y aura encore un peu de retard car il faut assurer tout à la fois la distribution des cartes Vitale pour les patients et des carte professionnelle de santé (CPS) pour les médecins, l’agrément des logiciels et l’homologation des lecteurs de carte. La première FSE SESAM-Vitale via le RSS (Réseau Santé Social) est créée et télétransmise à Brest le 5 juin avec un logiciel agréé, un ordinateur et un modem. L’obligation de la télétransmission au 31 décembre apparaît déjà comme un leurre. La route sera longue. 13 ans plus tard, SESAM-Vitale ne fait toujours pas le plein, malgré une aide à la télétransmission de 300 euros/an. Fin septembre 2011, 86,43% des généralistes et 67,5% des spécialistes télétransmettent. Pour vaincre les derniers récalcitrants dans un contexte d’économie, la taxation des feuilles de soins papier refait surface.
    « Les gens qui ne veulent pas amener leur carte, je n’insiste pas. En milieu rural, les personnes âgées sont méfiantes et préfèrent envoyer elles-mêmes leurs feuilles »(Philippe Narbey, qui participait en 97-98 aux expérimentations de la carte SESAM-Vitale dans la région de Bayonne)

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    En chiffres
    - 42% des généralistes ont un ordinateur à leur cabinet (sondage Ipsos mai-juillet 1998)
    - 28% des généralistes utilisent un logiciel de gestion de cabinet
    - 14% des généralistes pensent que la télétransmission ne se fera peut-être pas (sondage Imago-Le Généraliste, 1-9 octobre 1998)

    En savoir plus
    - « Taxation des FSP : le retour » n°99 QM n°9014 du 29 septembre 2011

  • 1999 - Apple reprend de la couleur et les MAC médecins aussi

    Entre la marque à la pomme et les médecins, c’est une histoire d’amour qui commence à l’arrivée en France de l’Apple II. Et se poursuit avec le Mac. Le Quotidien du Médecin sera partenaire d’Apple Expo presque dès l’origine…. L’iMac fin 1998 puis l’iBook et le Power Mac bleu des mers du Sud translucide en 1999 font oublier les blocs noirs et blancs d’avant le retour de Steve Jobs. L’arrivée de Mac OSX, l’iMac boule blanc, l’iMac alu tout en un et le MacBook Air séduiront nombre de praticiens. On peut évaluer à plus de 15 000 dont de nombreux spécialistes, les médecins Mac au cabinet avec des logiciels médicaux sous Mac OS X.
    « Le Dr Patrick Cullere. neuropsychiatre a acheté le quatrième Apple II arrivé en France 27 000 Francs pour 32 Ko de mémoire « Il porte le n° 1956, c'est une pièce de musée toujours opérationnel, mais je l'ai gardé surtout par sentimentalité » Il devient le 2ème médecin informatisé de France juste derrière le Dr Charles Gellman psychiatre qui a acheté le 3ème »

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    En chiffres
    - 75% des MG (Ipsos, observatoire de l’opinion et de l’information médicale, février 1999) et 65% des médecins sont informatisés à leur cabinet
    - 26% des généralistes sont abonnés à Internet (Ipsos, observatoire de l’opinion et de l’information médicale, février 1999)
    - 70% des MG s’estiment insuffisamment dédommagés pour la télétransmission
    - 65% ont des craintes sur la confidentialité du système (Ipsos Media nov-décembre 98)

    En savoir plus
    - « Des médecins fidèles au Mac » n°87 QM n°8420 du 17 septembre 2008

  • 2000 - La déferlante de l’Internet santé

    La santé sur Internet apparaît comme un eldorado. Suivant l’exemple des Etats-Unis, Atmedica, Medisite, Egora, Club médical, MedHermés, et bien d’autres encore, se lancent à l’assaut des professionnels de santé. A partir de septembre, le Cahier Informatique devient « Informatique et Web » avec un cahier web central de huit pages…Les grands groupes investissent (Vivendi, France Télécom) et les start-up lèvent des capitaux risque. En mars 2000, la bulle spéculative est à son apogée. Elle va bientôt exploser sans que la déferlante Internet ne soit remise en cause pour autant. Dès 2002, les sites Internet santé sont en grande difficulté. Les investisseurs vont jeter l’éponge.
    Lancé en 1999, le nouveau site du Quotidien, Quotimed.com vogue vers le succès.
    La santé grand public n’est pas en reste avec le lancement de Doctissimo qui va trouver sa place (8,15 millions de visiteurs uniques/mois en 2011). Les médecins vont apprendre peu à peu à composer avec le Web, ce nouvel interlocuteur qui s’invite dans la consultation. Certains ouvrent des sites, se regroupant en association des médecins maître-toile. Le gouvernement et l’Ordre des médecins s’inquiètent de la qualité de l’information médicale disponible sur Internet. Réflexion qui aboutira à la certification HON.
    « On vient me présenter des démonstrations de site dans mon bureau(…) Il est évident que cela va jouer un rôle fondamental dans le domaine de la santé publique. Les médecins online ce n’est pas forcément une mauvaise chose, car le public manque d’information »(Pr Lucien Abenhaïm, directeur général de la santé, octobre 2000)

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    En chiffres
    - 85% des MG sont informatisés (Ipsos , observatoire de l’opinion et de l’information médicale, mars 2000)
    - 41% des MG sont connectés à Internet (ibidem)

    En savoir plus
    - « l’internet médical cherche le soutien du papier » n° 49-QM 7205 du 24/10/02

  • 2001 - Ça « beame » chez les toubibs

    En 2000, 220 000 assistants personnels ou PDA se sont vendus en France. 10 à 15% des médecins sont équipés de cet attribut mobile. On les surprend à « beamer », c’est à dire à échanger cartes de visite ou programmes par liaison Bluetooth. Il existe alors plus de 300 applications et bases de données médicales. Des médecins passionnés sont à l’origine de sites internet spécialisés. Le Vidal arrive sur PDA en décembre. Le récent succès des Smartphones a sonné le glas des PDA (Palm, Psion et Pocket PC). Les applications sont passées d’un environnement à l’autre avec la possibilité de les télécharger directement à partir d’Internet et non plus à partir d’un ordinateur.
    « Ce qui m’embêtait jusqu’ici, c’était de saisir, le soir, la cause de la visite et les honoraires. Avec le Palm Pilot, en visite, le problème est résolu »(Dr Daniel Bissonnet, utilisateur d’un logiciel médical de poche, 17 mars 1999)
    « On part en visite serein, on a les résultats d’analyse de la dernière prise de sang »(Dr Thierry Wartel (avec Hellodoc Visite sur iPaq, 15 mai 2003))

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    En chiffres
    - 86% des MG utilisent l’informatique dans leur pratique professionnelle (TNS Sofres fév-mars 2001)
    - Recommandez-vous à vos patients d’utiliser Internet pour se renseigner :
    - 51 ,1%: De temps en temps ou exceptionnellement
    - 42,9%: Jamais (enquête Quantimed auprès de médecins internautes)

    En savoir plus
    - « La pochothèque médicale de base » n°76 QM n°7944 du 20 avril 2006

  • 2002 - La révolution de la dictée numérique

    Elle commence modestement avec l'apparition de nouveaux enregistreurs et microphones numériques. Les fichiers sons, gérés sur l'ordinateur, remplacent les cassettes. Pour les services hospitaliers et tous les spécialistes qui dictent beaucoup de comptes-rendus, c'est une révolution qui ouvre la voie à l'intégration de la reconnaissance vocale La reconnaissance vocale va passer en dix ans de l'état de curiosité à une technologie efficace portée aujourd'hui par Nuance qui a racheté tous ses concurrents et vient de lancer Dragon Medical. La dictée numérique avec ou sans reconnaissance vocale est aujourd'hui intégrée dans la plupart des systèmes d'information hospitaliers et des logiciels de gestion de cabinet. La dictée numérique est en plein déploiement à l'hôpital où elle représente un gain de temps certain. La reconnaissance vocale touche encore peu les médecins français (moins de 10.000)
    « Cela constitue un trait d’union extraordinaire que de dicter devant le patient le courrier que va recevoir son généraliste »(Dr Daniel Bissonnet, utilisateur d’un logiciel médical de poche, 17 mars 1999)
    « On peut voir la façon dont le patient réagit, s’il est nécessaire de lui réexpliquer quelque chose »(Dr Remy Carlier, radiologue, 10 avril 2003)

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    En chiffres
    - 87% des cabinets de MG sont équipés d’un micro-ordinateur, 51% d’un lecteur de DVD
    - 84% des MG ses sont équipés pour la gestion du dossier patient
    - 58% des ordonnances sont informatisées (Ipsos Media , 4 novembre-20 décembre 2002)

    En savoir plus
    - « Les nouveaux outils de la dictée vocale numérique » n°92, QM 8671 du 4 décembre 2009
    - « Dragon Medical : la reconnaissance vocale au service de tous les médecins » n°97/ QM 8934 du 30 mars 2011

  • 2003 - les logiciels de 2ème génération

    Les nouvelles normes de communications et les standards européens (EHRCOM, GEHR) ont amené les éditeurs participant à ce mouvement à réécrire, pour certains, entièrement leurs produits. C'est ainsi que l'on vit apparaitre en 2002-2003, une deuxième génération de logiciels avec Medistory 3 (Prokov Editions), Crossway ville (Cegedim Logiciels Médicaux), Easyprat 8 Maidis (CSK Santé qui devait changer d'actionnaire), AxiSanté 5…Très structurés, utilisant le codage, champions de la traçabilité, ces logiciels communicants mettront toutefois du temps à être adoptés par les utilisateurs, déroutés par cette explosion de fonctionnalités. Difficile de compliquer sans enrichir la pratique. Aujourd'hui encore la migration vers ces nouvelles versions n'est pas achevée. L'ergonomie et la simplicité sont désormais la priorité des éditeurs. Mais avec la récente adoption de la nouvelle convention et de ses « indicateurs », la structuration des données aujourd'hui possible dans quasiment tous les logiciels devient une nécessité et non plus un choix.
    « C’est magnifique, mais cela n’a plus rien à voir, je l’apprivoise peu à peu et la liste de diffusion nous aide beaucoup »(Dr Gilles Beaudouin, généraliste, découvrant MediStory 3, 24 octobre 2002)
    « Plus je rentre dedans, et plus je trouve qu’il va rendre beaucoup de services car il est très structuré. Cela force le médecin à faire les choses dans l’ordre. La rigueur, c’est un peu dur au début, mais on est vite récompensé »(Dr Martine Hannedouche, généraliste, découvrant Crossway Ville , 30 janvier 2003.)

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    En chiffres
    - 78% des cabinets de généralistes sont connectés à Internet (mais ne s’en servent pas forcément en dehors de la télétransmission)
    - 32% des MG se connectent tous les jours (Ipsos Media avril et octobre 2003)

    En savoir plus
    - « Logiciels : les utilisateurs se rebiffent » n°51/QM n°7263 du 20 janvier 2003
    - « Logiciels médicaux : le temps des migrations » n°58/n°7434 27 novembre 2003

  • 2004 - Où l'on commence à parler du Dossier médical personnel (DMP)

    Institué par la loi du 13 août 2004 relative à l'assurance-maladie, le DMP commence prudemment par une phase de concertation . Alors qu'une demi-douzaine de sociétés sont déjà sur les rangs, un appel d'offres doit être lancé en 2005 pour des tests en région pilote et une généralisation à la France entière le 1er juillet 2007. Un calendrier irréaliste pour une préfiguration qui sera ratée. Après remise à plat du projet, l'amorçage du « vrai » DMP n'a eu lieu qu'à partir du printemps 2011On l'avait même surnommé le Dossier Mal Parti. Mais après une deuxième phase d'expérimentation plus ou moins convaincante selon les régions, quelques rapports critiques et le mise en place de l'Agence des systèmes d'information partagés de santé (ASIP Santé), le DMP est enfin sur des rails. Les logiciels tant hospitaliers que médicaux sont progressivement homologués DMP compatibles. Le terrain bouge. Les patients en veulent. Le dernier bilan donné par l'ASIP Santé le 18 octobre 2011, fait état de 39 310 DMP créés contenant 68 271 documents.
    « Le DMP sera avant tout un outil de travail pour les professions de santé »(Philippe Douste-Blazy, ministre de la Santé )

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    En chiffres
    - 77,4% des patients internautes jugent l'information dispensée sur les sites santé complémentaires de celle du médecin (Sondage Doctissimo, mai 2004)
    - 73% des généralistes ont un accès professionnel à Internet au cabinet. 43% se connectent tous les jours (Ipsos Media avril et octobre 2004)
    - 74% des Français sont favorables au DMP (sondage Groupe Pasteur Mutualité, 16-17 décembre 2010)

    En savoir plus
    - « DMP : silence, on consulte », n°64/7597 du 24 septembre 2004
    - « le DMP vu du terrain : ça démarre enfin » Informatique et Web n°79 du 27 septembre 2006
    - « Les ambassadeurs du DMP au travail » n°97 QM n°8934 du 30 mars 2011
    - « Démarrage du DMP : les libéraux plus actifs que l'hôpital » n°99/QM 9014 du 29 septembre 2011

  • 2005 - Les pionniers du zéro papier

    Cela a commencé avec la télétransmission des résultats de biologie. Puis avec l'arrivée des petits scanners de production et l'adoption de messageries sécurisées, les médecins qui en ont la volonté peuvent se débarrasser du papier. Transformer en PDF tout le courrier reçu est devenu, pour les pionniers du zéro papier une pratique de routine. Reste à généraliser la numérisation des comptes-rendus hospitaliers avec la mise en place de la dictée numérique et leur envoi par messagerie sécurisée. En attendant que le déploiement du DMP permette aux médecins d'y récupérer résultats d'analyse, comptes-rendus d'hospitalisation et d'examens. Pour les résultats d'analyse, plusieurs logiciels de laboratoire sont déjà DMP compatibles permettant l'envoi automatique des résultats dans le DMP des patients.
    « C’est un progrès considérable, le courrier du jour est rapidement numérisé, le titre du document scanné figure dans le dossier patient. J’écris une ligne de résumé. Je suis satisfait de n’avoir jamais de retard  »(Dr Jean-Bénédict de Saussure , 9 mars 2005 )

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    En savoir plus
    - Vidéo : Cabinet zéro papier (1/3)
    - Vidéo : Cabinet zéro papier (2/3)
    - Vidéo : Cabinet zéro papier (3/3)

  • 2006 - L'historique des remboursements : l'assurance maladie
    en ligne

    L'Assurance-maladie caresse depuis longtemps le projet d'établir un contact direct avec les médecins qui soit différent de la télétransmission des FSE. Après le Web Médecins (historique des remboursements) testé en 2006 à partir de « Mon compte Ameli », c'est aujourd'hui l' Espace Pro qui est à la disposition des médecins. L'utilisation des téléservices fait partie du paiement à la performance de la nouvelle convention.Le premier service en test sera d'offrir au médecin traitant la consultation de l'historique des remboursement de ses patients, dès lors que ceux-ci lui remettent leur carte Vitale. Une bonne idée qui va très vite se heurter à des difficultés techniques, tous les praticiens n'étant pas éligibles. Au début, l'environnement Mac par exemple n'est pas pris en compte et il n'est pas rare que l'installation du Web Médecin « plante » la télétransmission car les deux applications sollicitent la CPS. Après quelques années de rodage, d'autres services se sont ajoutés comme les protocoles de soins en ligne (juin 2009), les arrêts de travail dématérialisés (février 2010) et en janvier 2011, la déclaration en ligne du médecin traitant. Les éditeurs intègrent de plus en plus l'accés à ces services dans leurs logiciels métiers. En tout cas, l'inscription des médecins sur l'Espace Pro d'Ameli a fortement progressé : 100 000 médecins libéraux en 31 octobre 2011 soit 87% des médecins sont adhérents. Cependant 74% des adhérents se contentent d'un Login (identifiant) avec un mot de passe , ce qui ne leur donne pas accès aux téléservices.
    « La cible type, c’est le patient nouveau ou de passage ; c’est une sécurité de connaître l’ordonnance et de vérifier les examens »(Dr Philippe Dumez, généraliste ayant testé le Web Médecin, 6 décembre 2006. )

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    En chiffres
    - 71% des médecins généralistes sont favorables au DMP et 84% des jeunes installés (Etude IFOP - Les Echos - Le Quotidien du Médecin, 16 au 24 octobre 2006)

    En savoir plus
    - « Comment se servir du Web Médecin », n°83 QM n°8222 du 25 septembre 2007
    - « Prime aux téléservices, 250 euros à prendre ou à laisser ? » dossier Télétransmission QM n°8800 du 29 juin 2010

  • 2007 - Les messageries sécurisées vont-elles décoller ?

    La publication, le 15 mai 2007, du décret dit confidentialité des données de santé imposant l'usage d'une messagerie sécurisée par CPS pouvait laisser penser que les médecins allaient enfin utiliser les messageries déjà homologuées par le GIP CPS. Or, l'ASIP Santé va bientôt absorber le GIP CPS et remettre tout à plat.La CNIL l'avait recommandé en 1993, les échanges médicaux devaient être cryptés. Dès 1996, l'association dunkerquoise Apicem a conçu Apicrypt pour son Intranet et la diffuse bientôt aux confrères à travers différentes associations régionales. Moins sécurisée, selon les spécialistes du cryptage, mais simple à utiliser et disponible pour Mac et PC, Apicrypt est aujourd'hui la messagerie médicale la plus répandue avec 27 000 utilisateurs individuels et plus de 2, 5 millions de documents échangés par mois. La puissance publique n'a pas réussi à imposer l'usage de la CPS jugée moins pratique. Les messageries sécurisées par CPS, qu'elles soient installées sur le poste de travail ou dans un webmail, restent sous utilisées, les échanges se limitant à la récupération des résultats d'analyses. La messagerie professionnelle @medecin.fr de l'Ordre des médecins en est toujours au stade de la réservation. Dans l'attente des nouveaux référentiels de l'ASIP Santé.
    « Sans faire de paranoïa, il est impératif que le message soit crypté, au moins pour le cas où il arriverait dans une mauvaise boîte »(Dr Bruno Wisman, généraliste, 26 octobre 2000)
    « Il ne suffit pas de mettre la technique à disposition pour que l’outil soit utilisé. Il reste à communiquer largement, informer et former si l’on veut accompagner les professionnels dans le dispositif »(Pierre Martinez, directeur de l’ARDOC, 17 mais 2010 )

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    En chiffres
    - Un médecin sur deux assure se sentir à l'aise avec l'informatique.
    - 20% se déclarent débutants ou envisagent de s'y mettre.
    - 18% des médecins affirment utiliser une messagerie sécurisée pour échanger des informations médicales avec des confrère et 23% emploient une messagerie standard (Baromètre Ipsos/GIP-DMP (novembre 2007)

    En savoir plus
    - « La sécurité des échanges santé en bonne voie » QM 8066 du 6 décembre 2006
    - « Des MSSU pour sécuriser les échanges » n°96 QM 8868 du 2 décembre 2010

  • 2008 - l'iPhone et les médecins

    Quand l'iPhone d'Apple arrive sur le marché, il est d'abord considéré comme un outil grand public qui va simplifier l'usage, jusqu'ici réservé aux professionnels, des Smartphones. Mais son intérêt pour la pratique n'échappe pas aux médecins…Les médecins équipés de Mac sont bien sûr les premiers séduits, synchronisant à tout va carnet d'adresses et agenda, fichiers de patients et de correspondants, tandis qu'apparaissent les premières « app médicales » : le Vidal, puis la BCB ; les utilitaires pour PDA migrent vers l'iOS d'Apple. Un écosystème d'applications se met en place tant pour le smartphone que pour la tablette iPad, révélation de l'année 2010. En octobre 2009, "Le Quotidien" ouvre une rubrique « Pour votre iPhone » ( qui inclut aujourd'hui iPad et Android). Les applications médicales professionnelles sont devenues si nombreuses (souvent en lien avec des dispositifs médicaux) qu'Apple a ouvert une « iTunes room for Healthcare » à l'intention des professionnels de santé (accessible seulement pour le moment des Etats-Unis et du Canada).
    « C’est le maillon manquant entre le téléphone mobile classique et l’ordinateur portable car il tient dans la main et dans la poche » (Dr Gilles Perrin, généraliste, 2 octobre 2009)
    « L’iPhone est l’appendice naturel du radiologue que la technologie attire et qui a besoin d’outils performantse »(Pr Alain Blum, 29 juin 2011)

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    En chiffres
    - Un médecin internaute sur deux (47 %) possède un smartphone. C'est à 65 % un iPhone chez les généralistes et à 74 % chez les spécialistes. (Baromètre CESSIM juin-juillet 2011.
    - 36% des MG se connectent occasionnellement à Internet en consultation, 14% régulièrement (mai-juin 2008)

    En savoir plus
    - «Dossier les applications médicales à succés »
    - « Prof de médecine, ils misent sur les app iPhone n°98 QM n°89991 du 29 juin 2011

  • 2009 - L'aide à la prescription en voie de certification

    La Haute Autorité de Santé a reçu pour mission en 2004 de mettre en place une procédure de certification des logiciels d'aide à la prescription médicale respectant un ensemble de règles de bonne pratique. Il lui faudra cinq ans pour initier un processus que les députés viennent de rendre obligatoire …Après l'agrément fin 2008 de la Base Claude Bernard et de la base Vidal puis en 2009 de Thériaque et de Thesorimed, les éditeurs ne se sont pas bousculés pour certifier leur LAP dont l'utilisation n'était pas encouragée par une incitation financière. AlmaPro (350 utilisateurs), Crossway et MédiClick de CLM (28 000 clients médecins) étaient encore il y a peu les seuls certifiés. Mais voilà que le dispositif de la nouvelle convention a changé la donne en proposant 50 points (350 euros) pour l'utilisation d'un LAP certifié. Tandis que le parlement, dans le cadre de la nouvelle politique du médicament, vient de rendre la certification obligatoire au 1er janvier 2015. Nombre de logiciels se disent aujourd'hui en cours de certification.
    « Nous recherchons la possibilité de mettre en place des mécanismes d’incitation financière comme cela existe
    en Belgique 
    » (Etienne Caniard, alors président de la commission qualité et diffusion de l’information médicale de la HAS, 3 juin 2009)

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    En chiffres
    - 71 % des patients cherchent des informations médicales sur internet, 63,5 % consultent pour leur maladie et 37 % recherchent des témoignages d'autres patients
    - 89 % des patients placent le médecin en première ligne en ce qui concerne l'information médicale, devant Internet (64 %), (Enquête IPSOS/ CNOM, 2008)

    En savoir plus
    - « Des logiciels d'aide à la prescription certifiés en 2009 » n°90, QM n°8581 du 3 juin 2009
    - Certification des LAP : un processus en panne faute d'incitation n°93 QM n°8727 du 12 mars 2010

  • 2010 - Le décret Télémédecine sort enfin

    Promis par la loi sur les droits des patients de 2004, réclamé instamment par de nombreux rapports, attendu par les médecins, le décret organisant la télémédecine sort enfin le 19 octobre 2010. Un plan national télémédecine et des plans régionaux sont en cours de mise en place.La télémédecine ça marche. Les expériences sont suffisamment nombreuses pour le prouver. Les patients y sont favorables. Le gouvernement a décidé de changer d’échelle pour sortir du cadre de l’expérimentation. Le plan national de la télémédecine en cours d’élaboration à la DGOS (Direction générale de l’offre de soins) va s’appuyer, dans sa première phase, sur cinq chantiers prioritaires définis en 2011 (imagerie, prise en charge des AVC, prise en charge des détenus, maladies chroniques, organisation des soins en EHPAD et HAD). Tandis que les ARS sont en train d’intégrer un programme régional de télémédecine dans leur projet régional de santé. Il s’agit aussi de mener des évaluations médico-économiques.
    Car la question, encore irrésolue, est toujours la même : qui va payer et combien ?
    « On avait pris la mallette de télé-expertise pour s’en servir en urgence mais on met trop longtemps à obtenir une réponse »(Dr Roland Giraud, généraliste dans l’arrière-pays niçois, 4 décembre 2009)
    « En matière de télémédecine, le vrai sujet est organisationnel. Ce sera donc long et compliqué »(Dr Jean-Yves Robin, directeur de l’ASIP Santé, 4 décembre 2009)

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    En chiffres
    - 80,1% des généralistes sont équipés d’une liaison Internet à haut débit au cabinet (Etude Cessim novembre 2009-janvier 2010)

    En savoir plus
    - « 2010, l’année de la télémédecine »
    - « Les secteurs clés du déploiement pilote » QM du 4 décembre 2009
    - «Parution du décret QM du 25 octobre 2010 » QM du 25 octobre 2010

  • 2011 - Cloud Computing : la médecine dans le « nuage »

    On a d’abord appelé ça l’infogérance ou l’ASP. Puis on a parlé de virtualisation du poste de travail et nous voilà maintenant en plein dans le Cloud… Au delà d’un phénomène de mode, le fait de gérer en ligne logiciel médical et données patients devrait séduire un nombre croissant de praticiens rassurés par la sécurité de l’agrément ministériel, Hébergeur de données de santé .Les projets de logiciels de gestion du cabinet en ligne ne datent pas d’hier mais il a fallu attendre l’équipement des médecins en Internet haut débit pour les faire passer du futurisme à la pratique. Les propositions ont d’abord concerné la télétransmission avec la promesse de se débarrasser des soucis de mise à jour et de gestion des FSE. Signe de maturité, les offres de logiciels médicaux en ligne se font plus nombreuses. Car elles répondent aux besoins de mobilité et d’accès aux services Web (DMP, téléservices, télémédecine).
    « Les sauvegardes sont supprimées. Les mises à jour sont automatiques et on peut les consulter de n’importe où. Les résultats d’un examen pratiqué dans une clinique sont intégrés. Ils seront insérés dans les comptes rendus préformatés par ma secrétaire »(Dr Jean-Louis Cottez, cardiologue équipé d’un dossier patient en ligne, 4 juin 2008)

    Lire la suite...

     

    En chiffres
    - Deux tiers des spécialistes utilisent Internet en consultation (Baromètre Cessim, juin-juillet 2011 auprès de 300 spécialistes internautes)

    En savoir plus
    - « Le « Cloud » médical : en toute sécuritét » n°100, QM Informatique et Web n°100 du 02 décembre 2011

 
 
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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