Le PLFSS sera voté mardi, avec un secteur optionnel fantoche

Le PLFSS sera voté mardi, avec un secteur optionnel fantoche

25.11.2011
Au terme d’un parcours chaotique, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2012 sera soumis mardi à son ultime vote par l’Assemblée nationale. Objet de toutes les attentes des syndicats médicaux, le secteur optionnel s’y retrouve réduit à la portion congrue.
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C’est mardi prochain que le parcours parlementaire du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS 2012) prendra fin. Sous le double effet de la rigueur (le budget a changé en cours d’examen) et de l’alternance politique du Sénat (désormais « à gauche », la chambre haute ne s’est pas privée de réécrire ce qui ne lui plaisait pas dans le texte voté par les députés – c’est-à-dire presque tout), l’exercice aura été cette année particulièrement mouvementé.

Mardi, comme le prévoit la Constitution, l’Assemblée aura le dernier mot via un ultime vote. Pour sa seconde lecture, le 24 novembre, le Sénat a refusé d’examiner le texte, préférant adopter (par 175 voix contre 168) une motion considérant qu’il n’y avait « pas lieu de poursuivre la délibération sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale adopté par l’Assemblée en nouvelle lecture » – le 22 novembre, les députés ont rétabli la version du texte qu’ils avaient votée début novembre, en y intégrant la nouvelle prévision de croissance à 1 % et les mesures du second plan de rigueur annoncé le 7 novembre par le Premier ministre.

Finalement réservé au seul secteur II, le secteur optionnel ne tire pas vraiment son épingle de ce méli-mélo. Ce que les syndicats dénoncent avec vigueur. L’UMESPE-CSMF dénonce un « lâchage et un reniement », en s’en prenant en particulier aux députés de la majorité que les spécialistes confédérés accusent de ne pas « faire face à leurs engagements antérieurs ». Pour le syndicat, il ne reste plus dans le PLFSS qu’un « ersatz de secteur optionnel ». Le Syndicat des médecins libéraux (SML) n’est pas plus tendre, qui déplore lui aussi « le manque de courage politique de la majorité actuelle et du gouvernement » et stigmatise, au-delà, « l’accumulation des reculades conventionnelles ».

 K. P.
Source : Lequotidiendumedecin.fr
Commenter 1 Commentaire
 
25.11.2011 à 20h49

« L'encre des accords du 24 août 2004 était à peine sèche que la Système s'est renié et a zappé le point 9. »

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