Exposition au bisphénol A in utero : des troubles de comportement chez les filles

Exposition au bisphénol A in utero : des troubles de comportement chez les filles

24.10.2011
  • 1319454926292494_IMG_69976_HR.jpg

Les filles sont plus sensibles à l’exposition in utero au bisphénol A (BPA) que les garçons, montre une étude américaine publiée en ligne ce lundi avant sa parution dans « Pediatrics ». Un taux élevé de BPA chez la mère pendant la grossesse est associé à une plus grande fréquence des problèmes comportementaux à l’âge de 3 ans, essentiellement chez les filles.

Les chercheurs de l’École de santé publique de Harvard (Bruce Lanphear et coll.) ont analysé les données concernant 244 mères et leurs enfants de 3 ans, collectées à l’occasion d’une étude santé et environnement conduite dans la région de Cincinnati. Les taux de BPA chez les mères ont été mesurés à 16 et 26 semaines de grossesse et à l’accouchement, ceux des enfants à 1, 2 et 3 ans. Les mères ont également répondu à un questionnaire sur le comportement de leur enfant à l’âge de 3 ans.

Du BPA était présent dans 85 % des urines maternelles et 96 % des urines des enfants. Chez les mères, les concentrations variaient peu entre 16 semaines et la naissance, chez les enfants, elles diminuaient de 1 à 3 ans, mais étaient plus élevées et avec de plus grandes variations que chez les mères.

Les filles exposées in utero aux concentrations de BPA les plus fortes étaient plus souvent hyperactives, agressives, anxieuses, avec un contrôle émotionnel plus faible et des inhibitions. Aucun lien n’a en revanche été mis en évidence chez les garçons.

L’étude confirme deux recherches précédentes montrant l’influence de l’exposition au BPA pendant la grossesse sur le comportement, mais c’est la première à indiquer que l’exposition est plus importante in utero que durant la petite enfance. Les chercheurs recommandent donc aux femmes enceintes d’éviter l’exposition aux emballages, papiers thermiques, bouteilles… contenant du BPA. Le problème est que ces produits sont nombreux. Dans un avis récent (« le Quotidien » du 29 septembre), l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) a demandé aux industriels d’accélérer la recherche de produits de substitution.

R. C.
Source : Lequotidiendumedecin.fr

Commentez

Vous devez être inscrit ou abonné pour commenter un article et réagir. Pour rappel, la publication des commentaires est réservée aux professionnels de santé.

A la une

add

Cancer du sein : l'INCa et l'ANSM recommandent d'éviter le docétaxel

inca

Dans le prolongement du courrier qui a été adressé aux oncologues le 15 février 2017 l’agence nationale de sécurité du médicament et des... Commenter

Bergerac ouvre un centre de santé et tente d'apaiser les médecins libéraux agacés

bergerac

Est-ce la fin de la pénurie médicale à Bergerac ? En 2016, le départ de plusieurs médecins généralistes libéraux a placé les professionnels... 59

Deux épidémiologies distinctes selon la forme compliquée ou nonL'appendicite aiguë compliquée, une entité (et un traitement) à part Abonné

appendicite

L'appendicite aiguë nécrosée ou perforée ne serait pas l'évolution d'une forme non compliquée non opérée. Selon une étude inédite française... Commenter

A découvrir
l'annuaire du-diu
GUIDE PHARMA SANTE

Le Guide Pharma Santé regroupe l’ensemble des informations et points de contacts des entreprises du monde de la Santé.

Consulter
imageagenda

Retrouvez tous les évènements
et congrès à venir

Consulter