Des bénéfices significatifs avec les nouveaux médicaments anti-VIH

Des bénéfices significatifs avec les nouveaux médicaments anti-VIH

12.10.2011
Chez les patients VIH+ en échec avec les trois classes historiques d’antirétroviraux, les nouveaux traitements ont apporté un bénéfice significatif. Entre 2000 et 2009, le nombre des patients chez qui la charge virale est devenue indétectable s’est multiplié par 3, l’incidence du sida s’est divisée par 4 et la mortalité s’est aussi réduite.
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Les combinaisons d’antirétroviraux (HAART), permettant de contrôler la réplication du VIH dans l’organisme, ont totalement modifié l’évolution de l’infection à partir de 1996. Toutefois, les trois différentes classes de médicaments mises à l’origine sur le marché, ne sont pas efficaces chez toutes les personnes VIH+.

De nouvelles classes thérapeutiques et de nouveaux médicaments sont depuis apparus. Dominique Costagliola et son équipe* ont évalué l’efficacité des nouveaux traitements chez les patients ayant été en échec virologique aux trois classes historiques d’anti-VIH (patients EVTC).

Un EVTC a été défini comme un échec virologique à au moins deux INTI, un INNTI et un IP boosté par le ritonavir. L’échec virologique consiste en une charge virale supérieure à 500 copies/mL après un traitement de 4 mois.

Il y a eu 2 476 participants qui ont été en EVTC et qui ont eu une mesure de la charge virale entre 2000 et 2009. Les résultats, après ajustements pour différents paramètres, montrent qu’entre 2000 et 2009, la proportion de patients ayant une réponse virologique après EVTC a quasiment été triplée, passant de 19,5 % en 2000 à 57,9 % en 2009 (p< 0,0001). L’incidence des événements cliniques définissant la maladie sida a été divisée par 4, passant de 7,7 pour 100 personnes-années en 2000-2002 à 2,3 en 2008 et 1,2 en 2009 (p< 0,00001). La mortalité s’est réduite de 4 personnes-années entre 2000 et 2002 à 1,9 en 2007 et à 1,4 en 2008 (p< 0,22).

Les tendances positives sont probablement liées à des améliorations de l’observance, du management des résistances, à l’apparition de nouveaux produits dans les classes existantes (darunavir, etravirine) et les produits de nouvelles classes donnés en ATU. En termes de santé publique, l’introduction de ces nouveaux produits s’est traduite par un bénéfice, soulignent les auteurs.

« The Lancet », en ligne le 10 octobre 2011. Doi : 10.1016/S1473-3099(11)70248-1.

* Directrice de l’Unité UPMC/Inserm « Épidémiologie, stratégies thérapeutiques et virologie clinique dans l’infection à VIH », hôpital de la Pitié-Salpêtrière.

Dr BÉATRICE VUAILLE
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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