Greffe rénale : on a pu arrêter le traitement chez 8 patients

Greffe rénale : on a pu arrêter le traitement chez 8 patients

06.10.2011
Après un protocole d’induction d’une tolérance, 8 patients transplantés rénaux ont pu arrêter leur traitement anti-rejet.
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On cherche donc le moyen d’arrêter le traitement anti-rejet (dont on connaît les inconvénients) par le biais de l’induction d’une tolérance immunitaire. Des Californiens (John Scandling et coll., Stanford) ont conduit une étude « preuve du concept » chez 12 patients recevant un greffon rénal HLA compatible.

En pratique, les patients ont reçu 10 doses d’irradiation lymphoïde totale sur les ganglions, la rate et le thymus et 5 doses de sérum anti-thymocytes de lapin pendant les dix premiers jours après la greffe. Les cellules CD34+ des donneurs et des cellules T ont été injectées par voie intraveineuse à J11 en ambulatoire.

Tous les patients ont reçu du mycophénolate mofétil (2 g/j après la perfusion cellulaire) pendant un mois et de la ciclosporine à partir de J0 et pour une durée minimale de six mois.

La ciclosporine a été arrêtée de 6 à 17 mois après la transplantation, cela tant que le chimérisme persistait au moins six mois et tant qu’il n’y avait pas de réaction du greffon contre l’hôte, de rejet clinique ou de rejet sur les biopsies.

Chez 8 patients, les médicaments anti-rejet ont été arrêtés et les patients ont été suivis pendant de 12 à 36 mois, sans que l’on observe d’épisodes de rejet. Il n’y avait pas de signe de rejet chronique ou de lésion du greffon. Un de ces patients, qui avait arrêté son traitement depuis trois ans, a fait une mort subite à l’effort quatre mois après un infarctus du myocarde.

Quatre des 12 patients inclus dans l’étude ont continué à recevoir un traitement immunosuppresseur en raison :

– de la récurrence d’une glomérulosclérose segmentaire et focale chez 1 patient ;

– d’épisodes de rejet lors de la réduction des doses de ciclosporine chez les 3 autres.

« En conclusion, la majorité des patients ont été capables d’arrêter les médicaments anti-rejet et tous les patients avaient une excellente fonction de leur greffon à la dernière visite. Nous sommes en train d’appliquer le protocole à des patients qui présentent une incompatibilité pour un haplotype HLA », soulignent les auteurs.

John Scandling et coll. « New England Journal of Medicine » du 6 octobre 2011, pp. 1359-1360.

 Dr EMMANUEL DE VIEL
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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