Toutes les techniques de lyse adipocytaire sont interdites

Toutes les techniques de lyse adipocytaire sont interdites

12.04.2011
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Le décret a été publié aujourd’hui au « Journal officiel » avec entrée en vigueur immédiate. Toutes les techniques de lyse adipocytaire à visée esthétique, qu’elles soient invasives ou non invasives, sont désormais interdites. La décision a été prise par le ministère de la Santé à la suite de l’évaluation réalisée, à sa demande, par la Haute Autorité de santé, en raison du « danger grave » ou de la « suspicion de danger grave » pour la santé humaine que présente la mise en œuvre de ces techniques.

Sont concernées : les injections de solutions hypo-osmolaires, les injections de produits lipolytiques (phosphatidylcholine ou désoxycholate de sodium), les injections de mélanges mésothérapeutiques, la carboxythérapie, le laser transcutané sans aspiration mais aussi toutes les techniques utilisant des agents physiques externes (ultrasons focalisés, lasers, infrarouges, radiofréquence).

Des médecins inquiets

« C’est un sale coup porté à la médecine esthétique », estime le Dr Antoine Lorcy, vice-président de la Société française de médecine esthétique (SFME), une des sociétés savantes à avoir été auditionnées par la HAS. Son président, le Dr Jean-Jacques Legrand, juge la décision « aberrante » et se dit surpris de l’étendue de l’interdiction. « Nous étions d’accord pour que soient interdites les techniques invasives mais nous ne comprenons pas l’interdiction des méthodes utilisant les agents externes. Le rapport de la HAS souligne d’ailleurs qu’aucune complication n’a été rapportée avec ces techniques. La décision est incompréhensible », s’étonne-t-il. La surprise est la même chez le Dr Jean-Luc Vigneron, président de la Société française de dermatologie chirurgicale et esthétique, qui juge l’élargissement aux techniques non invasives « non fondé sur le plan scientifique ». « C’est la catastrophe pour beaucoup, qui se sont endettés pour acheter des appareils qui coûtent chers », souligne-t-il. Il est installé à Saint-Paul-de-Vence et de 15 à 20 % de son activité est concernée. Il envisage déjà « d’ouvrir un centre de radiofréquence ailleurs en Italie, de l’autre côté de la frontière ».

Dans ce concert de protestations, le Dr Julien Eschermann, président du Syndicat national des médecins esthétiques, a une analyse un peu divergente. S’il émet quelques réserves sur l’élargissement aux techniques non invasives, il affirme : « Je cautionne parfaitement ce décret et je le soutiens. » Il veut désormais se battre « pour que les médecins puissent pratiquer des lipoaspirations, une possibilité qui leur a été ôtée en 2006 ».

 Dr LYDIA ARCHIMÈDE
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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