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Sécu, offre de soins : retour aux affaires pour Marisol Touraine

 20/08/2012
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C’est la fin des vacances pour Marisol Touraine. Invitée dimanche par le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg à la Fête de la Rose de Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire), la ministre de la Santé a évoqué pêle-mêle les dossiers prioritaires qui l’attendent sur son bureau.

Marisol Touraine a rappelé l’importance qu’elle accorde au problème du financement de la protection sociale. « À l’évidence, nous ne pouvons éviter de faire évoluer le financement de notre modèle social, qui pèse aujourd’hui principalement sur le travail », a-t-elle indiqué à la tribune de cette prérentrée socialiste.

Et de citer plusieurs pistes, en précisant qu’« aucune » n’est « privilégiée » pour l’instant. La ministre s’est ainsi demandé si « une taxe écologique ne serait pas utile alors que l’impact de l’environnement sur notre santé est chaque jour confirmé ». Sans entrer dans les détails, elle a ajouté qu’il n’était pas non plus « anormal » d’imaginer que « l’industrie pharmaceutique » et « l’industrie du tabac »« contribu[ent] » aussi au financement de la protection sociale.

« Redonner confiance à la médecine de proximité »

Concernant les médecins et le manque d’attractivité (notamment en libéral) que connaît la profession auprès des jeunes, Marisol Touraine a spécifié qu’elle mettrait en place « dans quelques semaines une expérimentation qui permettra de redonner confiance dans la médecine de proximité, en valorisant le travail d’équipe dans les maisons de santé par exemple [...], en mettant fin à la seule tarification à l’acte pour valoriser la rémunération forfaitaire, qui permet de renforcer la prévention ». Cette « réorganisation » serait expérimentée « dans une ou deux régions pendant un an », selon la ministre.

À demi-mot, Marisol Touraine a aussi évoqué la délégation des tâches, qui permettrait aux médecins de se concentrer sur l’aspect purement médical de leur métier : « Je ne suis pas certaine qu’il faille être médecin pour faire tout ce que l’on demande aux médecins, a-t-elle indiqué. Il y a des infirmières, des kinés, des sages-femmes qui sont pleinement engagées et dont le rôle peut être renforcé. »

Toujours laconique, Marisol Touraine a enfin précisé que « les études de médecine devront imposer des stages dans les déserts médicaux ».

Pour obtenir des propositions plus concrètes, la profession devra attendre encore un peu. « Les premières décisions seront prises dans le cadre de la loi de financement de la Sécurité sociale à l’automne », a répété Marisol Touraine.

› ANNE BAYLE-INIGUEZ

 
Les Commentaires | 2 commentaires
 
Le 20/08/2012 à 19h53
Profession : Médecin
« Industrie du tabac et industrie pharmaceutique sur le même plan ! Et certains disent de Mme Tourraine qu'elle est intelligente ! »
Le 20/08/2012 à 19h40
Profession : Médecin
« À l’évidence, nous ne pouvons éviter de faire évoluer le financement de notre modèle social, qui pèse aujourd’hui principalement sur le travail », nous dit notre ministre. Mais, quid de l'instauration d'une nouvelle taxe écologique ? Tout ce changement parce que le financement de la protection sociale pèserait "principalement sur le travail"... Pourtant, il me semble que les revenus des jeux sont imposés par la CSG à 9,5%, ceux des placements à 8,2%, les allocations chômage à 6,6%, les pensions de retraite à 6,2% et mêmes les petites pensions d'invalidité à 3,8%... et les revenus d'activité à 7,5% qui comme nous le savons se compose d'une CSG déductible à 5,1% et une non déductible, balladurienne, de 2,4% qui font que le salarié entre autres est imposé deux fois, une au titre de la CSG et une autre fois au titre de l'impôt sur le revenu sur cette partie de salaire ou de revenu... La couleur de la justice fiscale deviendrait-elle le vert pour faire Bobo ou pour donner de l'espoir au "populo" ? »

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