Le gouvernement a détaillé ce lundi 1er octobre, à Bercy, les mesures du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2013 (PLFSS). A cette occasion, MarisolTouraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, s’est prêtée au jeu des questions-réponses devant les journalistes. Morceaux choisis.
Baisses de tarifs pour des spécialités médicales
La radiologie et la biologie seront-elles touchées par les mesures d’économie ? La réponse de MarisolTouraine est affirmative mais expéditive. Quelle sera l’ampleur des baisses selon les spécialités ? La ministre de la Santé botte en touche, évoquant seulement un objectif global (les économies attendues sur l'offre de soins ambulatoires s’élèvent au total à 225 millions d’euros).
Déserts médicaux : des praticiens locaux de médecine générale
Mesure phare du PLFSS pour s’attaquer à la désertification médicale : 200 praticiens locaux de médecine générale, des jeunes diplômés qui bénéficieront d’un salaire garanti pendant deux ans. Explications de la ministre.
La médecine de ville pas épargnée ?
Plusieurs économies du PLFSS visent directement ou indirectement les médecins de ville, appelés à maîtriser leurs prescriptions et à améliorer leurs pratiques. Pas question cependant de sacrifier la médecine de ville, promet la ministre qui insiste sur la volonté d’avoir un système de santé qui avance sur deux jambes, soins de ville et hôpitaux. D'où la fixation d'un ONDAM équilibré entre les deux secteurs (2,6% chacun).
La chasse aux prescriptions inutiles
L'effort financier demandé aux médecins sur ce poste (prescriptions de ville) s'élève à 605 millions d'euros. Pour y parvenir, le gouvernement entend maintenir le cap sur la maîtrise des prescriptions, ce que la ministre appelle la « juste prescription ». Petites recommandations de MarisolTouraine aux médecins.
Des baisses de prix des médicaments
Les économies prévues en ville relèveront pour moitié de mesures prises sur les produits de santé (876 millions d’euros). Trois dispositions sont prévues : poursuite de la substitution princeps-générique, renégociation des prix des médicaments et encouragement à la réduction de prescription.
Des investissements hospitaliers en attente
« L’hôpital de l’avenir » attendra. MarisolTourainereconnait qu’un ONDAM à 2,7% ne permettra pas de financer la restructuration, voire la construction de nouveaux établissements hospitaliers, à la pointe de la recherche médicale. Pour y parvenir, il est question de puiser sur d’autres sources de financement, comme le grand emprunt.
L’accès aux soins, une priorité du gouvernement
MarisolTouraine rappelle que des négociations sur les dépassements d’honoraires sont en cours. L’enjeu étant de faciliter l’accès aux soins pour tous les Français. La situation est préoccupante, estime la ministre, en particulier pour l’optique et le dentaire.
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