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PLFSS 2013 : 2,4 milliards d’euros d’économie sur les dépenses de santé

 01/10/2012
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Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS 2013) présenté ce lundi prévoit de contenir l’an prochain le déficit du régime général à 11,4 milliards d’euros*.

Le « trou » de la seule assurance-maladie atteindra 5,1 milliards, avec un ONDAM confirmé à + 2,7% (2,6 % pour la ville comme pour l’hôpital ; 4 % pour le médico-social). « Cela représente 4,6 milliards d’euros supplémentaires consacrés à la santé par rapport à 2012 », insiste le gouvernement.

Moins déficitaires, les autres branches de la Sécu afficheront fin 2013 des déficits de 4 milliards d’euros pour la branche retraite, 2,6 milliards pour la branche famille ; les comptes des « accidents du travail » seront excédentaires de 0,3 milliard.

Des effort de 1,76 milliard en ville

Du côté de la maladie, le gouvernement, tout en expliquant qu’un ONDAM à 2,7 % nécessite « un effort d’économie par rapport à la croissance spontanée des dépenses [estimée à + 4,1 %] de 2,4 milliards d’euros en 2013 », assure que « le niveau de remboursement des dépenses de santé sera préservé ».

En ville, les mesures d’économies (1,76 milliard d’euros) toucheront d’abord le médicament (baisses de prix de génériques comme de princeps, pour un total de 876 millions d'euros), puis les médecins.

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Source : ministère de l'Économie et des Finances

Pour ces derniers, des baisses tarifaires sont annoncées dans « certaines spécialités médicales et la biologie » et les transports sanitaires vont être encadrés (225 millions d’euros d’économie sur ces deux postes) ; des mesures de « maîtrise des prescriptions » et d’« amélioration des pratiques » vont également être mises en œuvre (605 millions d’économies). La lutte contre les fraudes complète l’arsenal avec 50 millions d’économies escomptés.

À l’hôpital, le gouvernement prévoit d’économiser 657 millions d’euros.

› K.P.

*Selon les dernières estimations de la commission des comptes de la Sécurité sociale, réunie ce matin, le déficit du régime général de la Sécurité sociale devrait s’élever à 13,3 milliards d’euros à la fin de 2012 ; celui de la branche maladie atteindra 5,5 milliards.

 
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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

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