Le quotidien du médecin en page d'accueil | Le Quotidien en favoris | Toute l'actu | Aide | Flux RSS

 

L’assurance maladie ouvre des pistes pour diminuer le coût de plusieurs actes médicaux

 10/07/2012
  Imprimer  Envoyer par email
 

Dans un document intitulé « charges et produits » (voir ci-dessous), l’assurance maladie propose plusieurs pistes pour limiter les dépenses de santé relatives à certains actes médicaux. La CNAM estime que d’importantes économies pourraient être réalisées sur la chirurgie du genou ou lors de la prise en charge des hernies, des varices, du cancer colorectal, du cancer de la prostate ou du diabète.

La CNAM constate que le poids financier des prothèses du genou liées à une arthrose (80 000 en 2010), a augmenté de 50 % en dix ans. Elles représentent 1,143 milliard d’euros remboursés par l’assurance maladie. L’addition pourrait être moins lourde si la France utilisait comme l’Allemagne ou la Suède des prothèses dites « cimentées » dont le coût (1 495 euros) est sensiblement inférieur aux prothèses posées en France (1 780 euros en moyenne).

Le rapport note par ailleurs que la chirurgie ambulatoire (sans hébergement à l’hôpital) « reste relativement moins développée en France que dans d’autres pays » pour la prise en charge des hernies inguinales et crurales (132 000 patients en 2010). L’assurance maladie estime à 370 euros le gain que pourrait représenter chaque séjour en ambulatoire.

Des arrêts de travail trop longs pour les varices

Le traitement chirurgical des varices est également pointé du doigt. En 2010, il a concerné environ 122 000 patients et a entraîné des arrêts de travail de 26 jours, contre 16 recommandés. L’adoption de nouvelles méthodes non invasives (radiofréquence, laser, sclérose par cathéter) permettrait de réduire la durée d’arrêt de travail à 7 jours environ », affirme la CNAM.

D’autres pistes sont avancées pour limiter le coût de prise en charge du cancer colorectal. « La chirurgie est le traitement de référence pour les cancers colorectaux. Elle permet d’augmenter la survie des patients notamment si elle est réalisée précocement », souligne l’assurance maladie. La CNAM rappelle que le dépistage systématique du cancer de la prostate n’est pas recommandé, et reste beaucoup trop élevé en France.

Également dans le viseur, le diabète qui concerne 3 millions de personnes en 2011. Selon les projections, les dépenses directement liées au diabète devraient s’élever à 11,3 milliards d’euros en 2017 (+ 70 % par rapport à 2010). Si la France apparaît bien placée en ce qui concerne le dépistage, « les complications graves du diabète sont encore fréquentes », relève la CNAM en raison de traitements pas toujours bien adaptés.

› CH.G.

 
Les Commentaires | 3 commentaires
 
Le 11/07/2012 à 18h49
Profession : Médecin
« Et si l'on parlait des frais de gestion des dossiers sécu/mutuelle ( (deux milliards d'économie à faire) des frais de transport, du coût du DMP, du coût des examens inutiles, du coût du social à l'hôpital par défaut de place en soins de suite. On demande toujours aux mêmes, c'est à dire, aux praticiens de diminuer les coûts (durée hospitalisation, techniques chirurgicales utilisées, etc) mais cela va devenir difficile de faire toujours mieux avec toujours moins. » Adressons à chaque français , à titre d'information , le prix de chaque acte technique , hospitalisation en détaillant chaque poste . Un chirurgien
Le 11/07/2012 à 09h10
Profession : Médecin
« Parce que ces actes ne sont pas validés par la HAS... »
Le 10/07/2012 à 21h27
Profession : Médecin
« A l'heure actuelle, continuer de parler de la chirurgie variqueuse conventionnelle est archaïque ! Pourquoi les méthodes peu invasives (LEV ou RF) sont-elles peu utilisées en France ? Parce que le LEV (laser endoveineux : cotation EJSF 900) et la Radio Fréquence (RFEV : EJSF 901) ne sont pas remboursés par la SS. Chercher l'erreur. »

Publier un nouveau commentaire

Vous devez être inscrit pour commenter cet article et réagir à un commentaire.
 
 
Publicité

Histoires courtes

objectifmedecin_pave_ep7.png


Publicité

Application du Quotidien du MÉdecin

Spécial médecin

i-Congrès médical
Les congrès médicaux à ne pas manquer ...
> Découvrir l’application

 

Enquête Flash

Faut-il rembourser les soins selon le niveau de revenu des patients ?

eFMC

InsulinothÉrapie
du diabÈte de type 2
Par le Pr Denis RACCAH

Dossier

Ces médecins ambassadeurs de la santé au travail

ARS : vos 26 « pilotes »

Les métiers du grand âge et du handicap

Hôpital Expo 2012

Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


11/09/2012

L'heure de l'action

La loi et au-delà

L'Annuaire des DUDIU

 
carte-loisirs.png
Publicité
 
Publicité
Afin de vous garantir un service optimal, le Quotidien du Médecin collecte des données personnelles vous concernant. Ces données font l’objet d’un traitement informatisé déclaré auprès de la CNIL. Conformément à la loi « Informatique et Libertés » du 6 janvier 1978, vous disposez d’un droit d'accès, de rectification et de suppression, pour motifs légitimes, sur ces informations. Sauf opposition préalable de votre part, ces données sont également utilisées afin de vous faire profiter des offres dédiées du Quotidien du Médecin et de ses Partenaires.