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L’Assemblée nationale a voté le Budget de la Sécu 2013

 30/10/2012
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Les députés de l’Assemblée nationale ont adopté en première lecture, mardi peu avant 17 heures, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2013. Sur les 546 votants, 318 ont voté pour et 228 contre.

Christian Paul, député PS de la Nièvre et rapporteur de la branche assurance-maladie a salué la « reprise en mains des comptes sociaux » rendue possible par ce projet de loi. Selon lui, ce budget de la Sécu consolide la médecine de proximité, notamment par la création du praticien territorial de médecine générale, et renforce l’hôpital public.

Tandis que les radicaux de gauche (RRDP) et le groupe Écolo ont voté en faveur de ce budget, l’Union des démocrates et indépendants (UDI), l’UMP et – plus étonnant – le Front de Gauche (GDR) ont refusé d’y associer leurs voix.

Un budget « irresponsable » pour l’UMP

« C’est grave, Madame la ministre », a constaté, un brin théâtral, Jean-Pierre Door. Faisant référence au montant des dépenses de l’assurance-maladie (ONDAM), le député UMP du Loiret a condamné « un projet de 175 milliards d’euros construit sur un mensonge et sur une grande irresponsabilité », qui « va toucher avec force le secteur du médicament, poumon de notre économie ». Lors des débats, le groupe UMP s’est surtout montré offensif sur l’amendement (adopté) qui vise à recadrer le secteur privé à l’hôpital et sur la suppression de la convergence public-privé.

Le Front de Gauche a de son côté stigmatisé un PLFSS « très préoccupant » et un ONDAM à 2,7 % « très inférieur à ce qui aurait été nécessaire, ne serait-ce que pour maintenir l’existant ».

En conclusion du vote, la ministre de la Santé Marisol Touraine a simplement remercié les parlementaires pour la qualité des débats. Sous les huées des uns et dans l’indifférence des autres, déjà tournés vers la sortie de l’Hémicycle.

› ANNE BAYLE-INIGUEZ

 
Les Commentaires | 2 commentaires
 
Le 31/10/2012 à 12h14
Profession : Médecin
« La "clairvoyance" présidentielle est déjà foulée par les plus optimistes... restons sereins pour éviter le fascisme. - Prof médecin. »
Le 31/10/2012 à 00h00
Profession : Médecin
« Las... »

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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

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