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Contrôle des arrêts de travail : le directeur de la CPAM du Morbihan dément avoir ciblé 140 médecins

 29/10/2012
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Mohamed Azgag, directeur de la CPAM (caisse primaire d’assurance-maladie) du Morbihan, n’a pas apprécié la polémique. Le 24 octobre dernier, le Dr Philippe Le Rouzo, généraliste à Pluvigner et responsable départemental de la FMF, affirmait dans nos colonnes que la caisse s’apprêtait à envoyer un courrier à 140 généralistes du Morbihan visés pour le nombre élevé de leurs prescriptions d’arrêt de travail.

Si le directeur confirme qu’un contrôle est bien mené auprès des prescripteurs d’arrêt de travail du Morbihan, il s’agit simplement selon lui de « proposer aux plus forts prescripteurs une rencontre avec la direction de l’organisme et son médecin chef, ce qui représente 6 médecins pour le département, et non 140 comme évoqués dans les articles de presse ». Caroline Bonnet, directrice ajointe de la CPAM, va dans le même sens : « Il s’agit d’une action d’accompagnement qui s’effectue dans le cadre d’entretiens confraternels. Tout se déroule dans de très bonnes conditions, et nous sommes très loin des volumes avancés par le Dr Le Rouzo. » La caisse constate cependant « une problématique spécifique » en matière d’arrêts de travail, le Morbihan ayant connu une augmentation de 3 % des jours indemnisés en 2012, alors que la tendance est à la baisse sur l’ensemble du territoire français.

Cette prise de position fait bondir Philippe Le Rouzo. « Je confirme que ce courrier, destiné à être envoyé à 140 gros prescripteurs, était prêt, et que la CPAM a demandé aux membres de la section professionnelle de la CPL (commission paritaire locale), dont je fais partie, de le cosigner. » Pour lui, « c’est en voyant les réactions que ce projet a provoquées que la CPAM a fait marche arrière ».

Le généraliste est par ailleurs très sceptique sur le terme d’« accompagnement » utilisé par la CPAM. « C’est de l’enfumage, juge-t-il. Il n’y a pas de sanction prévue pour le moment, mais c’est la suite logique. Il n’y a qu’à regarder les textes. Les caisses poursuivent les médecins pour délit statistique, sans tenir compte de la particularité de leur patientèle, on est à fond dans la maîtrise comptable. »

› H.S.R.

 
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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

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