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Arrêts maladie : l’IRDES tente d’expliquer les disparités départementales

 24/07/2012
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Avec 11,3 milliards d’euros d’indemnités journalières versées en 2008 par l’assurance-maladie (plus de 5 % des dépenses de santé en France), les arrêts maladie représentent un coût important pour les comptes sociaux, que l’IRDES (Institut de recherche et documentation en économie de la santé) tente d’analyser.

D’importantes disparités départementales sont constatées, pouvant aller du simple au double : en 2005, 13 % de la population des Hautes-Alpes a connu un épisode d’arrêt maladie, une proportion qui passe à 29 % dans le département des Ardennes. Globalement, la cartographie établie montre que les arrêts maladie sont sensiblement plus fréquents dans les départements du nord de la France que dans ceux du sud.

L’IRDES s’est penché sur les raisons de ces variations départementales au moyen d’une base de donnée, baptisée HYGIE, constituée à partir de la fusion des fichiers de l’assurance-maladie et de l’assurance-vieillesse, sur les salariés du secteur privé en 2005. Cette base de donnée contient, selon l’institut, « des informations précises sur les salariés, leur établissement et leur consommation médicale ».

Trois variables interviennent majoritairement pour expliquer ces disparités. En premier lieu, la fréquence des contrôles d’arrêts de travail par l’assurance-maladie. Plus il y est fait recours, moins les arrêts de travail sont fréquents. La densité médicale est aussi un facteur important à prendre en compte. Travailler dans un département à forte densité médicale augmente la probabilité de connaître un arrêt maladie, assure l’IRDES. Enfin, l’âge d’entrée sur le marché du travail n’est pas sans conséquence. L’institut calcule que plus un salarié entre jeune sur le marché du travail, plus la probabilité qu’il connaisse des épisodes d’arrêt maladie durant sa carrière est élevée.

D’autres facteurs interviennent aussi, mais à un degré moindre, comme celui de la qualité de la prise en charge des arrêts maladie dont bénéficie le salarié. Plus l’indemnisation est élevée, juge l’IRDES, moins le salarié hésitera à prendre un arrêt maladie.

L’institut n’en restera cependant pas à ces premières analyses et compte, « dans un futur proche », exploiter la base de données HYGIE sur l’ensemble de la période 2005-2009.

› H.S.R.

 
Les Commentaires | 4 commentaires
 
Le 25/07/2012 à 14h47
Profession : Médecin
« Mon très cher confrère oublie simplement que si les fonctionnaires sont en arrêt maladie, c'est qu'ils le leur est prescrit par un de nos confrères !! Cherchez l'erreur. Et en plus il ne faut JAMAIS affirmer ce que l'on ne connaît pas : un fonctionnaire peut-être contrôlé par un médecin agréé à la demande de la direction du fonctionnaire. Ignorance quand tu nous tiens. »
Le 25/07/2012 à 10h29
« Peut on savoir si la fonction publique est concernée dans le panel étudié par l'IRDES ? Si non, existe-t-il des études englobant les secteurs public et privé ? »
Le 25/07/2012 à 15h36
« Le document de l’IRDES précise bien qu’il analyse ici un panel uniquement composé de salariés ou d’indépendants du secteur privé. Je ne sais pas si l’IRDES a réalisé une étude incluant les salariés du secteur public, je vous invite à aller sur leur site (www.irdes.fr) pour le vérifier. Cordialement, Henri de Saint Roman.
Le 24/07/2012 à 21h41
Profession : Médecin
« Il est absolument inadmissible et scandaleux que les fonctionnaires ne soient pas controlés pour les arrêts maladie dont ils peuvent ainsi user à leur guise. Par ailleurs , la densité medicale est aussi un facteur de variation des arrêts maladie, plus la densité est élevée, plus les arrêts maladie sont prescrits pour des raisons de concurrence entre médecins. »

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