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Vaccination, handicaps de l’enfant : des propositions au gouvernement

 05/07/2012
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Réunissant des organisations représentatives des acteurs du système de soins, la Conférence nationale de santé (CNS) publie deux nouveaux avis. À la demande de la Direction générale de la santé (DGS), la CNS formule plusieurs recommandations dans le cadre du programme national d’amélioration de la politique vaccinale 2012-2017 initié par le précédent gouvernement.

Le « parlement de la santé » s’est par ailleurs auto-saisi d’une réflexion globale sur le dépistage, le diagnostic et l’accompagnement précoce des handicaps chez l’enfant, avec à la clé une trentaine de propositions.

Mobilisation générale autour de la vaccination

Le programme national d’amélioration de la politique vaccinale 2012-2017 constitue une initiative « tout à fait opportune » estime la CNS qui juge « préoccupante » la baisse du recours à la vaccination dans certaines pathologies et populations défavorisées. Selon leur caractère obligatoire ou non, la situation financière et assurantielle des vaccins n’encourage pas à la vaccination, poursuit-elle. Face à la perplexité d’une partie des usagers du système de santé et des professionnels, il est essentiel de remobiliser les acteurs de santé et la population générale sur l’intérêt de la vaccination et le respect du calendrier vaccinal, considère l’instance consultative.

Dans son avis, la CNS recommande d’élaborer un système gradué de recommandations pour les vaccins en soumettant à la réflexion la notion de « vaccination indispensable et prioritaire ». A l’image du Haut Conseil de la santé publique qui a rendu un avis similaire, la CNS prône l’accessibilité pour tous à la vaccination, grâce à « la gratuité des vaccins ayant un certain niveau de recommandation » et la mise en place d’« un statut identique en cas d’accident de vaccination. »

Une approche globale autour du handicap de l’enfant

En matière de dépistage, de diagnostic et d’accompagnement précoces des enfants atteints de handicaps, la CNS constate de « profondes inégalités vécues par les parents et par les enfants handicapés sur le territoire national ». Pour combler l’absence d’un « plan global pour la promotion de la santé et de la prévention des handicaps de 0 à 6 ans », la CNS prône la nécessité d’une « approche globale » incluant « le soin, l’accompagnement et la scolarisation » et bénéficiant d’un « pilotage unique, national et interministériel » des politiques, dispositifs et mesures à mettre en œuvre.

La CNS formule un total de 29 recommandations articulées autour de six axes principaux : l’information, la formation et la communication, la période prénatale et périnatale, les examens obligatoires, le carnet de santé, la revalorisation des activités de santé publique et la formation initiale et continue.

La Conférence nationale de santé donne trois mois au Premier ministre ainsi qu’aux ministères concernés (Affaires sociales et Santé, Éducation nationale, Enseignement Supérieur, Culture, Jeunesse et Sports) pour initier « une instance nationale appropriée » dans le champ des handicaps de l’enfant.

› DAVID BILHAUT

 
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