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Une recommandation de la HAS sur les transferts des grossesses à risque

 12/02/2013
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La Haute Autorité de santé (HAS) publie ce mardi une recommandation de bonne pratique sur « le transfert en urgence entre les établissements de santé des femmes enceintes ayant eu une complication pendant leur grossesse ».

Ce texte poursuit un triple objectif, explique la HAS. Le premier est « d’optimiser le transfert des femmes enceintes dans l’urgence vers et entre les établissements des réseaux périnatals avec un objectif de sécurité et d’humanisation ». Le second « de favoriser la coordination entre les professionnels des réseaux périnatals : obstétriciens, urgentistes, anesthésistes, pédiatres, sages-femmes, etc. ». Le dernier « de mettre en place des outils permettant d’évaluer les différents aspects de la qualité des transferts des femmes enceintes au sein d’un réseau périnatal ».

Cette recommandation est publiée quelques jours après que l’organisation en niveaux des maternités a fait l’objet de critiques après le décès in utero d’un bébé à la maternité de Port-Royal mais la HAS planche sur le sujet « Grossesses à risque » depuis 2008, à la demande de la direction générale de l’offre des soins (DGOS). Une saisine qui a donné lieu à un premier volet en décembre 2009 (recommandation « Grossesse à risque : orientation des femmes enceintes entre les maternités en vue de l’accouchement ») et qui se conclut aujourd’hui, après plus de deux ans de réflexion, par ce volet « Transferts ».

 
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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


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