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Un nouveau coronavirus identifié au Royaume-Uni chez un patient Qatari

 24/09/2012
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Les autorités britanniques ont informé l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de l’identification d’un nouveau type de coronavirus chez un patient de 49 ans originaire du Moyen Orient. L’homme d’origine qatarie jusque-là en bonne santé a ressenti les premiers symptômes le 3 septembre après un voyage en Arabie Saoudite. Quatre jours plus tard, il est hospitalisé en unité de soins intensifs à Doha (Qatar) pour un syndrome respiratoire sévère. Le 7 septembre une évacuation sanitaire est décidée et le patient est admis dans un hôpital londonien.

Les investigations microbiologiques menées par l’Agence de sécurité sanitaire (The health Protection Agency) du Royaume-Uni ont permis d’identifier et de confirmer la présence d’un coronavirus, « différent de tous ceux déjà identifiés chez l’homme ».

Deux virus identiques

Le HPA a comparé le virus identifié à celui récemment isolé au centre médical universitaire ERASMUS (Pays-Bas) sur des prélèvements post mortem de tissu pulmonaire d’un patient de 60 ans d’origine saoudienne. Les séquences virales étaient identiques à 99,5 %. D’autres investigations sont en cours notamment à propos de plusieurs cas d’infections respiratoires sévères survenues au Moyen-Orient dont un a aussi été traité au Royaume-Uni avant de succomber à la maladie. « Pour l’heure rien ne permet d’affirmer que ce dernier cas est lié aux deux premiers ni qu’il est dû au même virus », souligne le HPA.

« Compte tenu de la sévérité du syndrome respiratoire des mesures ont immédiatement été mises en place pour s’assurer que des personnes contact n’ont pas été infectées », a précisé le Pr John Watson du HPA. Aucun cas contact n’a été identifié. Outre le suivi des personnes contact (entourage et personnel soignant), les conditions strictes d’isolement et d’hygiène (port d’un masque, gants) sont observées.

Des informations à destination des médecins précisent que ces conditions devront être respectées pour toute personne de retour d’Arabie Saoudite ou du Qatar présentant des symptômes respiratoires sérieux.

Pélerinage en octobre

L’OMS ne recommande aucune restriction sur les voyages. Toutefois l’Organisation rappelle ses recommandations sanitaires pour les voyageurs se rendant en Arabie Saoudite pour le pèlerinage à La Mecque d’octobre prochain.

Le coronavirus est habituellement responsable de rhumes chez l’homme. Entre novembre 2002 et juin 2003, l’OMS avait dû faire face à une épidémie de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) dû à un nouveau coronavirus (SARS-CoV). Partie de la province de Guangdong en Chine, l’épidémie avait touché plus de 8 000 personnes dont 11 % de décès.

› Dr LYDIA ARCHIMÈDE

 
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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


11/09/2012

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