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Tabac : la hausse sera bien de 6 %

 27/06/2012
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Le gouvernement a confirmé une augmentation en septembre d’environ 6 % des prix des tabacs, soit 30, voire 40 centimes par paquet, alors que les ventes sont en baisse. Pour les marques les plus chères, dont la plus vendue (près de 25 % de parts de marché), il faudra débourser 6,50 ou 6,60 euros. La hausse du prix du tabac est l’une des mesures envisagées par le gouvernement pour boucler le budget 2012, a indiqué le ministre délégué au Budget, Jérome Cahuzac, précisant que le gouvernement s’en tiendrait à l’augmentation prévue par son prédécesseur. « Il est prévu une hausse du tabac de 6 % au mois de septembre, c’est dans le plan de hausse qui avait été prévu par le gouvernement précédent en accord avec la filière. Ce plan sera respecté », a déclaré le ministre. Cette augmentation représente une hausse de 34 centimes pour les cigarettes les moins chères (actuellement à 5,70 euros) et de 37 centimes pour les plus chères (6,20 euros). Pour le Pr Bertrand Dautzenberg, pneumologue président de l’Office français de prévention du tabagisme (OFT), « c’est une énorme déception ». C’est « un cadeau à l’industrie du tabac ! », estime-t-il. Alors que « le tabac est responsable de 73 000 décès par an en France », le président de l’OFDT regrette que la hausse soit décidée par Bercy : « C’est le ministère du Budget qui est aux commandes, pas le ministère de la Santé ». Gérard Audureau de l’association Droit des non-fumeurs (DNF) fustige lui aussi « une hausse purement budgétaire, qui n’a rien à voir avec la santé publique, et va pénaliser les ménages les plus pauvres ».

› Dr L. A.

 
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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

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