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Rythmes scolaires : l’Académie approuve les deux semaines de vacances de la Toussaint

 03/07/2012
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La décision du ministère de l’Éducation nationale de porter à deux semaines pleines la durée des prochaines vacances de la Toussaint, sans diminuer pour autant le nombre de jours travaillés dans l’année, est une bonne mesure, estime l’Académie de médecine. Cette décision répond à une des recommandations principales de son rapport du 19 janvier 2010.

Lutter contre la fatigue

L’allongement de cette période de repos permettra, en réduisant la longueur du premier trimestre, de lutter contre la fatigue régulièrement exprimée par tous les élèves, se félicitent les Académiciens. Cette décision doit cependant s’inscrire « dans une réforme de fond indispensable de l’aménagement du temps scolaire, qui impose de mettre en place non seulement une alternance régulière entre les périodes de congé et celles de travail mais aussi, de prendre en compte plus globalement les rythmes de l’enfant, au cours de la journée, de la semaine et de l’année ». Et de rappeler que la santé de l’enfant doit « primer sur toute autre considération ».

Alléger la journée de travail scolaire

À ce titre, l’Académie bannit la semaine de quatre jours, « véritable contresens biologique », qui impose aux enfants une « désynchronisation de leurs rythmes biologiques », avec une rupture entraînant, en début de semaine, de la fatigue, une baisse de vigilance et des difficultés d’apprentissage.

Par ailleurs, la journée de travail scolaire doit être allégée, « en renonçant à nos horaires conventionnels », soulignent les Académiciens en prenant exemple sur les pays européens qui ont aménagé des vacances estivales plus courtes. Ils proposent également de se doter d’un « Observatoire des Rythmes de l’enfant »,le seul moyen d’évaluer les aménagements du temps scolaire et d’adapter, en conséquence, les mesures éventuelles aux « réels besoins en matière de santé et donc de qualité de vie de l’enfant ».

› S. H.

 
Les Commentaires | 2 commentaires
 
Le 03/08/2012 à 08h46
« Je m'étonne encore de ne pas avoir entendu les "cris" des enseignants lorsque la semaine d'école à été réduite d'une journée. On est en droit de se demander si l'intérêt de l'enfant était au coeur de leurs préoccupations... Argument rebattu lorsqu'il s'agit pour eux de défendre leurs intérêts. Mère de 3 enfants je confirme que le rythme de 4 jours est inapproprié mais il permet de réduire le "temps pédagogique" de nos enseignents, alors que faire... »
Le 24/07/2012 à 01h24
« Observez l'essai qui sera fait en Nouvelle-Calédonie à la rentrée scolaire de Février 2013 : périodes de travail de 7 semaines, entrecoupées de vacances de 15 jours à chaque fois. A suivre... »

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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

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Karine Piganeau


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