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Nouveau coronavirus : le risque de transmission de patient à patient est faible

 01/10/2012
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Depuis l’identification d’un nouveau coronavirus chez deux patients – un homme de 60 ans résidant en Arabie Saoudite ; un homme de 49 ans d’origine qatarie transféré dans un hôpital londonien et ayant effectué un voyage en Arabie Saoudite – les autorités sanitaires internationales sont en alerte. Le bulletin « Eurosurveillance » qui revient sur ces deux cas. Le premier a présenté une pneumonie le 13 juin dernier 7 jours après le début de ses symptômes respiratoires. Il meurt le 24 juin dans un tableau d’insuffisance rénale. Le second a également présenté des troubles respiratoires sévères avec insuffisance rénale ayant nécessité son transfert puis son hospitalisation en soins intensifs. La comparaison entre les deux virus a montré qu’il s’agissait de la même souche virale (identique à 99,5 %). Aucun lien épidémiologique entre les deux patients n’a pu être établi.

Beaucoup d’inconnus demeurent sur ce nouveau coronavirus. Toutefois, « la longue durée de l’intervalle entre les deux cas et l’absence de cas secondaires parmi les cas contact suggère un risque faible de transmission d’homme à homme », souligne « Eurosurveillance ».

Alerter les médecins

Même s’il appartient à la même famille, le nouveau coronavirus présente des différences avec celui qui avait émergé en 2003, d’abord identifié dans un hôpital de Hanoï (Vietnam) chez un homme d’affaires américain revenant d’un voyage en Chine et qui avait provoqué la mort de près de 900 personnes à travers le monde. Depuis le dernier cas de SRAS recensé en Chine en mai 200, le virus semblait avoir disparu. « Le nouveau virus est génétiquement différent du virus du SRAS et, à ce jour, l’infection ne suit pas les mêmes modalités épidémiologiques que lors de l’épidémie de SRAS en 2003 », insiste le Centre européen pour la prévention et le contrôle des maladies (ECDC). Pour l’heure, il n’existe pas de test de diagnostic rapide pour ce nouveau virus mais, explique l’ECDC, « les capacités diagnostiques en Europe sont suffisantes et des tests plus spécifiques sont en cours de développement ».

Les professionnels de santé « doivent être alertés » poursuit l’ECDC. Un patient présentant des symptômes d’infection respiratoire sévère chez qui on retrouve la notion d’un séjour en Arabie Saoudite ou au Qatar au cours des dix derniers jours « peut être infecté par le nouveau coronavirus ». Le cas doit alors être signalé aux autorités nationales.

Pèlerinage à La Mecque

L’épidémie de 2003 avait permis de tester la pertinence de la réponse vis-à-vis des épidémies et placé au devant de la scène Margaret Chan, l’actuel directeur de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), alors directeur de la santé à Hong Kong. Cette fois, une collaboration étroite s’est mise en place avec l’Arabie Saoudite qui s’apprête à recevoir le pèlerinage annuel à La Mecque. Pour aucune restriction n’est recommandé concernant les voyages en Arabie Saoudite ou au Qatar. De même, les recommandations sanitaires pour le Pèlerinage à La Mecque sont inchangées. Le ministre saoudien de la Santé Abdallah al-Rabia a assuré que les dizaines de milliers de fidèles, déjà arrivés dans le royaume pour y effectuer le pèlerinage annuel de La Mecque, étaient « en bonne santé ». Quelque deux millions de fidèles sont attendus cette année pour le pèlerinage annuel qui va culminer fin octobre. Le ministère de la Santé assure avoir pris des dispositions « pratiques et scientifiques pour faire face à l’apparition d’une quelconque épidémie ».

› Dr LYDIA ARCHIMÈDE

 
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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


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