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Lutte contre le tabagisme : Jean-Christophe Rufin crie au totalitarisme

 03/07/2012
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« La lutte contre le tabagisme vire au terrorisme »  : l’écrivain et académicien – anciennement médecin – Jean-Christophe Rufin l’affirme dans une interview publiée par la revue « L’Amateur de Cigare ».

Cette publication est poursuivie en justice par l’association Droit des non-fumeurs (DNF) « pour publicité directe ou propagande en faveur du tabac ». Une citation qui vise à faire interdire de vente la revue dans les kiosques – l’audience se tiendra le 8 novembre devant le tribunal correctionnel de Paris.

« Qu’on distribue "L’Amateur de Cigare" à la sortie des écoles avec un petit corona en prime, je n’y suis pas favorable, plaisante Jean-Christophe Rufin, mais je trouve qu’aujourd’hui, la lutte contre le tabagisme vire au terrorisme. »

Pour l’écrivain, également amateur de marche à pied et d’escalade, « les États totalitaires ne sont jamais allés aussi loin dans le contrôle des comportements individuels ». « En démocratie, si l’on n’y prend garde, et avec les meilleures intentions du monde, on finit par imposer la dictature de la majorité », poursuit Jean-Christophe Rufin.

 
Les Commentaires | 3 commentaires
 
Le 04/07/2012 à 12h30
« Chers amis fumeurs, s'il vous plaît de mourir à petit feu, pensez à la peine de ceux qui restent ! Pendant la longue vie de Mme Calment, environ un milliard et demi d'individus ont disparu de la surface du globe à cause du tabac. Si le terrorisme épargnait autant de vies humaines, alors vive le terrorisme ! »
Le 03/07/2012 à 19h00
« Cette demande d'interdiction est effectivement caricaturale. »
Le 03/07/2012 à 18h51
Profession : Médecin
« Bravo. Dès ma retraite prise, j'ai emigré et continué à travailler à mi-temps sans toutes les "tatillonneries" françaises. Je conduis à 110 tranquillement sur les routes dégagées sans regarder toutes les 5 secondes mon compteur et je fume un cigare de temps en temps avec des amis après un bon repas et un bon verre d'alcool. J'ai enlevé les affichettes apposées sur mes cigares français par une autre plus personnelle : Mme Calment a eu le record de longévité en buvant son porto quotidien et en fumant 2 cigarettes par jour. Regardez la face pâle des inquisiteurs français qui nous empêchent de vivre, ils ne vont pas vivre longtemps avec leur face d'hépatique, mais le temps va leur paraître très très long ! »

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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


11/09/2012

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