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Les priorités de l’OMS pour réduire les cas d’hépatite chez les usagers de drogues

 23/07/2012
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À l’occasion de la XIXe conférence internationale sur le sida, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a dévoilé ses recommandations pour réduire les cas d’hépatite chez les consommateurs de drogues par injection. « La plupart des interventions de prévention de la transmission du VIH entre consommateurs de drogues injectables sont virtuellement les mêmes que celles qui visent à prévenir les hépatites virales B et C. Il est donc logique de réduire le risque de ces deux infections en associant la prévention de l’hépatite virale à la prévention, aux soins et au traitement du VIH », fait remarquer le Dr Gottfried Hirnschall, Directeur du Département OMS VIH/sida.

Il propose quatre actions prioritaires :

- mettre en œuvre et de déployer à plus grande échelle les programmes de prévention du VIH tels les programmes permettant l’utilisation d’aiguilles et de seringues propres et les thérapies de substitution aux opioïdes

- offrir aux consommateurs de drogues injectables le schéma de vaccination rapide anti hépatite B (durée de trois semaines au lieu de six mois) accompagné de mesures les incitant à accepter le schéma de vaccination

- utiliser des seringues à faible volume nominal inutilisable qui contiennent moins de traces de sang après usage

- faire participer les toxicomanes aux programmes de prévention de l’hépatite pour obtenir un impact maximal.

Ces recommandations s’adressent principalement aux responsables nationaux de la santé publique, directeurs des programmes portant sur le VIH, la toxicodépendance et la réduction des risques, à la société civile et aux agents de santé dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Sur les 16 millions de consommateurs de drogues injectables estimés dans le monde, 10 millions seraient infectés par le virus de l’hépatite C et 1,2 million pour l’hépatite B.

› DAVID BILHAUT

 
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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

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