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Le CAS veut encadrer les médecines alternatives

Les pouvoirs publics doivent s’en mêler

Face aux risques associés à l’augmentation conjointe de l’offre et de la demande de médecines non conventionnelles, « une action des pouvoirs publics semble nécessaire », estime le Centre d’analyse stratégique (CAS) qui émet plusieurs recommandations, notamment la création d’un label conditionné à l’obtention d’un diplôme clinique et juridique, pour aider les patients à s’orienter dans le dédale des soins alternatifs.

QU’ELLE SOIT POSITIVE ou négative, l’information véhiculée autour des médecines dites alternatives demeure souvent teintée de « croyances et d’idéologie » , et « les usagers s’informent moins au sein des cabinets médicaux qu’auprès de leur famille, de leurs connaissances, sur Internet, ou par le biais de la presse dite féminine » , constate le Centre d’analyse stratégique dans une nouvelle note (…)

Abonnés | 04/10/2012  (704 mots)

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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


11/09/2012

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