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Le plan Alzheimer III prolongé par François Hollande

 21/09/2012
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Lors de la réunion du comité de suivi du plan Alzheimer (2008-2012) organisé ce vendredi à l’occasion de la journée mondiale, François Hollande a annoncé la « prolongation » du plan qui devait arriver à échéance à la fin de l’année. Ce troisième plan Alzheimer lancé par Nicolas Sarkozy sera prochainement évalué « pour en améliorer l’efficacité » et élargi aux maladies neurodégénératives, a fait savoir le président de la République. À la veille de la réunion de suivi, France Alzheimer avait pointé les criants retards dans la mise en œuvre du plan. Lors de la réunion, l’Union nationale des professionnels de santé (UNPS) a tenu à rappeler au président de la République ses propositions dans le cadre de la mesure 6 du plan (Renforcement du soutien à domicile en favorisant l’intervention de personnels spécialisés). « Ces propositions, qui associent autour du patient différentes professions de santé libérales, sont issues du rôle que les professionnels de santé libéraux jouent actuellement sur le terrain et surtout de l’implication qu’ils souhaitent à l’avenir avoir dans une prise en charge coordonnée de ces patients à leur domicile. Or, le schéma envisagé par le ministère de la Santé exclut à ce jour de la mesure 6 certaines professions libérales de la rééducation notamment », souligne l’UNPS dans un communiqué.

› D. B.

 
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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


11/09/2012

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