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Le médecin de Hollande à l’Élysée est un militaire UMP

 23/05/2012
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Le « Canard Enchaîné » révèle ce mercredi le médecin du chef de l’État, nommé à l’état-major particulier du président de la République, est un « militant UMP pur et dur », selon la journaliste Brigitte Rossigneux. Sa nomination est parue au Journal Officiel  du 19 mai, dans un arrêté signé par... François Hollande.

Selon les informations du Canard, le Dr Sergio Albarello, lieutenant-colonel, aurait le 4 mai, relayé à ses proches depuis son téléphone portable le message du président sortant : « Je compte sur votre soutien. Le destin de la France est entre vos mains. Signé N. Sarkozy ».

Sergio Albarello aurait bénéficié, toujours selon le « Canard enchaîné » « d’une ascension rapide » et a été fait chevalier de la Légion d’honneur en 2010. Ce médecin urgentiste du service de santé des armées, était déjà médecin auprès du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin en 2002 et 2003, avant de passer conseiller de défense et de sécurité auprès du ministre de l’intérieur depuis 2012. Il était également médecin chef de l’Élysée, depuis 2008, mais non rattaché à l’état-major particulier du président de la République.

Ce militaire est enfin conseiller municipal de Joël Boutier, maire UMP de Groslay (Val d’Oise), où il officie comme délégué à la communauté d’agglomération de la Vallée de Montmorency, CAVAM.

Le Canard précise que les compétences du Dr Albarello ne sont pas remises en question.

› C. G.

 
Les Commentaires | 1 commentaires
 
Le 28/05/2012 à 09h43
Profession : Médecin
« Bel effort d'impartialité du Canard ! "les compétences du Dr Albarello ne sont pas remises en question" par son appartenance politique ?? ouf ! qui l'eût cru ?? »

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Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

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