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La plainte après une greffe cardiaque annulée a été classée sans suite

 20/08/2012
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Le parquet de Metz a classé sans suite la plainte d’une patiente en attente d’une greffe du cœur depuis novembre 2011, dont la transplantation n’avait pu être menée à bien le 3 avril à la suite de plusieurs dysfonctionnements. La plaignante, une femme de 53 ans résidant à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), devait recevoir un greffon d’une donneuse, en état de mort clinique au centre hospitalier de Metz. Mais l’équipe chirurgicale venue du CHU de Nantes, où la patiente était en attente, a renoncé à atterrir à l’aéroport de Metz-Nancy Lorraine, alors bloqué par un mouvement de grève. Selon l’enquête menée par la gendarmerie, la coordinatrice de l’agence de biomédecine ignorait ce mouvement social et n’avait pu joindre l’aéroport. Elle avait alors appelé un second numéro, celui de l’aéroport de Nancy-Essey, mais le pilote et le médecin, avaient alors décidé de renoncer à la greffe et de faire demi-tour, estimant que le temps maximal pour réaliser une telle opération serait dépassé. « Ce qui s’est passé est très décevant pour la malade et très lourd pour les équipes engagées, mais ce sont des choses qui arrivent et il est normal qu’elles arrivent : plus la distance est longue plus il y a de risque qu’il y ait un grain de sable », avait souligné en avril la directrice générale de l’agence de biomédecine, Emmanuelle Prada-Bordenave. « Les patients sont informés... si on estime que le temps de transport va être trop long pour la survie de l’organe, on annule tout pour ne pas leur faire courir de risque », avait-elle ajouté. « Cette patiente n’a pas "perdu son tour", elle reste inscrite sur la liste des receveurs en attente et sera appelée quand son cas correspondra de nouveau aux critères d’un donneur », avait-elle précisé.

› Dr L. A.

 
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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

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