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La mortalité infantile deux fois plus élevée dans les départements d’Outre-mer

 
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L’institut national d’études démographiques (INED) a mené une étude sur la situation dans les quatre départements d’Outre-mer et les différences avec la France métropolitaine. L’espérance de vie des ultramarins est moins élevée et la mortalité infantile est plus élevée.

La population de la Réunion, la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane représente 2,9 % de la population française, soit 1,9 million de personnes. L’espérance de vie dans les départements ultramarins est en moyenne inférieure d’environ deux ans à celle de la France métropolitaine, mais progresse régulièrement et au même rythme. Ainsi, sur la période 2004-2008, elle est de 74,9 ans en moyenne pour les hommes, contre 77,1 ans ; et pour les femmes, elle est de 82,2 ans, contre 84,2 ans. C’est à la Martinique que la population vit le plus longtemps, tandis que la mortalité est la plus élevée à la Réunion pour les hommes, et en Guyane pour les femmes.

8,4 décès pour 1 000.

Concernant la mortalité infantile, en revanche, l’écart se creuse entre la métropole et les DOM, car depuis une dizaine d’années, elle ne baisse plus dans les départements insulaires. Elle est au moins deux fois plus élevée, sur la période 2005-2009, elle s’établit en moyenne à 8,4 décès d’enfants de moins d’un an pour 1 000 naissances, contre 3,6 en métropole. Parmi ces départements, c’est la Guyane qui enregistre le taux le plus élevé avec 11,9 décès pour 1 000 naissances. Les autres départements ont des taux compris entre 7,2 pour 1 000 et 8,6 pour 1 000, aucun département métropolitain n’enregistre des valeurs aussi élevées.

« La mortalité infantile est probablement due à un retard de l’accompagnement des femmes et des mécanismes de prévention », analyse Claude-Valentin Marie, chercheur à l’INED. En revanche, la fécondité est plus élevée dans les DOM. En 2010, elle était de 2,4 enfants par femme. La maternité est également plus précoce, il est fréquent que les femmes aient leur premier enfant avant 20 ans, un fait de plus en plus rare en métropole. Les femmes ont également recours plus fréquemment à l’avortement, le taux est presque deux fois plus élevé, mais il existe de grandes disparités entre les départements ultramarins. La fréquence relative des IVG est environ deux fois plus élevée en Guadeloupe qu’à la Réunion, celle-ci ayant une fréquence comparable à certains départements métropolitains.

› CÉCILE RABEUX

 
Les Commentaires | 1 commentaires
 
Le 25/04/2012 à 01h22
Profession : Médecin
« Les taux de mortalité infantile et de fécondité ultramarines sont tout simplement inversement proportionnels comme dans toutes les espèces. »

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