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L’USADA publie des preuves accablantes contre Lance Armstrong

 11/10/2012
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L’Agence américaine antidopage (United States anti-doping agency) a adressé mercredi son rapport de 1 000 pages à l’Union cycliste internationale (UCI) pour justifier sa décision prise à la fin du mois d’août de radier à vie l’ancien champion Lance Armstrong et d’invalider tous ses résultats depuis le 1er août 1998, dont ses sept succès dans le Tour de France. « Les faits montrent sans aucun doute que l’équipe cycliste US Postal a mis en place le programme de dopage le plus sophistiqué jamais vu dans l’histoire du sport », souligne l’USADA.

Les preuves accablantes s’appuient sur le témoignage de 26 personnes dont celui de « 15 coureurs ayant eu connaissance des activités de dopage au sein de l’US Postal ». Elles reposent aussi sur des documents comme des traces de paiements, des emails, des données scientifiques et des résultats de laboratoire qui démontrent « l’utilisation, la possession et la distribution par Lance Armstrong de produits améliorant la performance » confirmant « la triste vérité sur la tricherie mise en place par l’US Postal ».

L’USADA se propose de mettre intégralement en ligne ces documents sur son site internet (usada.org)

Loi du silence

Le programme de l’US Postal, « destiné à faire pression sur les coureurs pour les pousser à utiliser des produits dangereux », a été organisé par « des individus qui se croyaient au-dessus des lois et qui jouent toujours un rôle majeur et actif aujourd’hui dans le sport », a souligné le patron de l’USADA. Parmi les 15 coureurs qui ont témoigné, onze étaient d’anciens partenaires de Lance Armstrong, dont Tyler Hamilton, George Hincapie, Floyd Landis, Levi Leipheimer ou encore Frankie Andreu. L’USADA rend hommage à leur « courage » et se réjouit que la loi du silence ait été brisée pour mettre fin à l’ère de l’EPO et du dopage sanguin.

L’USADA rappelle avoir invité Lance à briser cette loi du silence mais qu’il a refusé. D’autres membres de l’US Postal sont également impliqués, les Drs Michele Ferrari et Garcia del Maral et Pedro Celaya de même que l’ancien directeur sportif Yohan Bruyneel et l’entraîneur Jose Pepe Marti.

L’avocat de Lance Armstrong a critiqué le rapport de l’Usada, avant même sa publication, accusant l’agence d’avoir agi à la fois « comme procureur, juge, jury, cour d’appel et bourreau » et d’avoir présenté des versions « biaisées, partiales et non contradictoires » des événements.

› Dr LYDIA ARCHIMÈDE

 
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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

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Karine Piganeau


11/09/2012

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