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L’AP-HP s’offre un nouveau centre de traitement des brûlés

 14/09/2012
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Le nouveau centre de traitement des brûlés adultes de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris a été inauguré hier à l’hôpital Saint-Louis, par Marisol Touraine, Ministre des Affaires Sociales et de la Santé. Dans ce bâtiment ouvert, l’AP-HP regroupe sur un seul et même site toute son expertise de prise en charge des brûlés adultes : centre référent au sein des hôpitaux universitaires Saint Louis, Lariboisière, Fernand Widal, il est composé de deux unités fonctionnelles regroupant les compétences des équipes de l’hôpital Cochin et de l’hôpital Saint Antoine, spécialisées dans la chirurgie et la réanimation des brûlés.

La responsabilité chirurgicale du centre de traitement des brûlés adultes est assurée par le Pr Maurice Mimoun et la responsabilité d’anesthésie réanimation par le Pr Alexandre Mebazaa.

24 heures sur 24

Le centre accueille, traite et soigne 24 heures/24 les brûlés les plus graves aux plus légers à partir de 15 ans. Il associe une conception architecturale unique et une prise en charge simultanée de réanimation et de chirurgie. Le centre a été pensé selon un concept de « plasticité » pour s’adapter à la grande variabilité de l’afflux et la gravité des brûlés. Doté d’équipements de haute technicité, ce centre a été conçu pour offrir aux équipes médicales et paramédicales des conditions de travail optimum tant sur le plan des équipements, des pratiques médicales et d’organisation des soins.

Toutes les chambres sont équipées afin de pouvoir admettre des patients nécessitant de la réanimation et des soins chirurgicaux et sont divisées en trois secteurs. De manière à lutter contre l’infection nosocomiale, chaque secteur est autonome et chaque chambre, ventilée et dotée de SAS avec ouverture au pied, n’héberge qu’un seul patient.

Des chambres conçues sur le principe du « presque tout »

Le secteur 1, qui accueille les brûlés les plus lourds, comprend 6 chambres en pression positive de très haute technicité conçues sur le principe du « presque tout » dans la chambre. Les chambres sont munies de deux SAS en pression négative, un SAS propre entrant et un SAS de décontamination pour les personnes et le matériel. Les flux d’air ont été modélisés grâce au savoir faire d’EDF. Le brûlé, qu’il soit réanimé, opéré, pansé, baigné ou douché, reçoit tous les soins dans la chambre afin d’éviter les transports toujours dangereux et limiter les infections croisées.

Les secteurs 2 (moyens brûlés) et 3 (petits brûlés) comptent respectivement 4 et 5 chambres. Les patients hospitalisés dans ces secteurs sont opérés dans deux blocs opératoires dédiés. Le secteur 2 peut en cas de besoin accueillir les brûlés les plus lourds.

› Dr MICHELINE FOURCADE

 
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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


11/09/2012

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