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Intoxication au monoxyde : une campagne d’information pour éviter les 3 000 victimes annuelles

 23/10/2012
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Avec une centaine de décès par an en moyenne, le monoxyde de carbone (CO) est la première cause de mortalité accidentelle par toxique en France. Lors de la dernière période de chauffe 2011-2012 (du 1er septembre au 31 mars), 3 228 personnes ont été exposées à des émanations de CO et, parmi elles, 541 ont été hospitalisées. Certains symptômes sont pourtant annonciateurs d’une intoxication au monoxyde de carbone, rappelle l’Institut de veille sanitaire (InVS) qui lance, avec l’Institut de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) une campagne d’information.

Maux de tête, vertiges, malaises, nausées : ces signes avant-coureurs peuvent annoncer une intoxication au CO, d’autant plus lorsqu’ils surviennent chez plusieurs personnes occupant une même pièce équipée d’un appareil à combustion et qu’ils disparaissent en dehors de celle-ci. Dans ce cas, il est indispensable d’aérer immédiatement la pièce en ouvrant portes et fenêtres, puis d’évacuer le lieu. Il faut ensuite appeler les urgences (15 ou 18). Un dépliant rappelant les consignes d’entretien et les situations à risque est téléchargeable sur le site www.inpes.sante.fr. Le site Internet www.prevention-maison.fr permet de bénéficier d’informations et de conseils sur les différentes pièces de la maison.

› S. H.

 
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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

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