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Incendie au CHU de Dijon : pas de victime, une origine inconnue

 26/06/2012
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Il a fallu plusieurs heures aux pompiers pour éteindre l’incendie qui a touché le centre hospitalier de Dijon dans la nuit de lundi à mardi. Ce matin, le service de communication de l’établissement donne des précisions sur cet incident qui n’a pas fait de victime et dont l’origine est encore inconnue.

Le feu s’est déclaré dans la cuisine centrale du CHU, dans la zone d’expédition des produits finis et ne s’est pas étendu aux autres bâtiments de l’hôpital. Par précaution, la « maison de parents » localisée à proximité, où logeaient plus d’une vingtaine de personnes, a été évacuée lors de l’intervention des pompiers. Les locaux touchés par les flammes sont hors d’usage pour une durée indéterminée, précise l’hôpital.

Le service de restauration (4 500 repas quotidiens) sera assuré dans l’intervalle par la cuisine centrale de la ville de Dijon ainsi que par d’autres partenaires avec lesquels le CHU est en contact.

› S. L.

 
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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


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