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Hausse des prix du tabac : un surcoût annuel de 146 euros pour les gros fumeurs

 01/10/2012
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Comme prévu dans l’arrêté du ministère du Budget en date du 13 septembre dernier, le prix des produits du tabac augmente ce lundi d’au moins 6,5 %. Plus aucun paquet de cigarettes ne sera vendu à moins de 6,10 euros dans le réseau de distribution national. La marque la plus vendue (Marlboro, près de 25 % des parts de marché) passe désormais au tarif de 6,60 euros par paquet. Pour les cigarettes, la hausse varie de 6,5 à 7 % selon les marques, soit 40 centimes plus cher par paquet. Pour une personne fumant un paquet quotidiennement, cela représente un surcoût de l’ordre de 146 euros par an. Le budget annuel d’un tel fumeur s’élève désormais entre 2 200 et 2 400 euros selon les marques. Le paquet de tabac à rouler de 30 grammes augmente par ailleurs de 60 centimes (+ 10 %), avec un prix plancher à 6,45 euros. Ces hausses de prix, les plus importantes depuis celles décidées en 2003-2004 (+ 39 % en trois ans), restent bien en deçà des attentes des associations de lutte contre le tabagisme. « Il faut que les hausses soient importantes et brutales avec une cassure dans les prix », affirme une nouvelle fois le Pr Yves Martinet, président de l’Alliance contre le tabac qui réclame une augmentation d’au moins 10 % pour réduire la consommation de tabac de 2,5 à 5 %, notamment chez les jeunes et les personnes les plus précaires. Les buralistes déplorent quant à eux une hausse trop forte accroissant les différences de prix avec nos voisins européens et susceptible de se traduire par davantage de report des achats des fumeurs français vers les buralistes étrangers (20 % des volumes consommés en France selon les douanes), voire le tabac de contrebande (5 à 6 %).

250 millions d’euros pour la Sécu

À volume de vente constant, ces nouvelles augmentations pourraient rapporter près d’un milliard d’euros supplémentaires dans les caisses de l’État (plus de 800 millions d’euros pour les cigarettes et 150 millions pour le tabac à rouler). Taxé à 80 % (TVA comprise), le tabac avait rapporté un total de 13,8 milliards d’euros aux finances publiques. D’ici au 1er juillet prochain, la hausse des prix du tabac devrait bénéficier un petit peu plus à la Sécurité sociale. Lors de la présentation du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2013, le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac a annoncé « un relèvement des droits à la consommation à 64,7 % (du prix par paquet de cigarettes et de tabac à rouler) à 64,25 % ». Ceci devrait engendrer « un report sur les prix » à cette date, a-t-il ajouté. Selon les estimations gouvernementales, cette mesure doit rapporter « 250 millions d’euros en année pleine » et « 125 millions d’euros en 2013 ». D’autres mesures de lutte contre le tabagisme devraient être annoncées par le gouvernement, comme la taxation des industriels ou les paquets neutres.

› DAVID BILHAUT

 
Les Commentaires | 2 commentaires
 
Le 01/10/2012 à 21h36
Profession : Médecin
« Mesurette simplement faite pour monter les recettes fiscales et en aucun cas pour dissuader les patients de fumer : on monte la taxe, mais pas trop pour que ça ne fasse que quelques centimes par paquet et que le fumeur ne s'en aperçoive pas trop... une vraie mesure de santé publique serait de doubler le prix du paquet du jour au lendemain. Là ça aurait de l'impact. Pour cela il faudrait qu'il y ait une réelle volonté des pouvoirs publics de faire chuter la consommation. »
Le 01/10/2012 à 17h18
Profession : Médecin
« Super. Souvent je dis à mes patients de faire une cagnotte avec les économies faites sur le tabac et de s'en faire un cadeau de Noël, cette année le cadeau sera plus beau!!!!!! Mais s'ils arrêtent tous de fumer, bonjour les impôts. »

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Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

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