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Des rhumatologues interpellent l’AFSSAPS en raison d’une pénurie de corticoïdes

 27/04/2012
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Le syndicat des médecins rhumatologues demande aux pouvoirs publics de sécuriser la production et les stocks de certains médicaments utilisés pour soulager leurs patients.

« Des patients en souffrance ! » Le Syndicat national des médecins rhumatologues (SNMR) souhaite alerter dans un communiqué, sur les difficultés d’approvisionnement de leurs patients en corticoïdes nécessaires à leurs infiltrations dans les pharmacies.

« Sans ces médicaments parfois irremplaçables, les rhumatologues les soulagent moins rapidement de leurs affections fréquentes et invalidantes telles poussées inflammatoires d’arthrose ou de polyarthrite, tendinite et bursite ou névralgies de type sciatique, souligne le syndicat. Nous sommes par conséquent dans l’obligation d’utiliser des méthodes thérapeutiques plus coûteuses, souvent plus risquées et bien moins efficaces. »

Difficulté de production dans les labos

La pénurie serait liée à des difficultés de production des laboratoires Sanofi-Aventis et MSD. Le SNMR rappelle qu’il avait déjà alerté l’opinion publique il y a deux ans lors d’une pénurie similaire et souhaite que les responsables de la santé publique des Français « prennent leur responsabilité quant à la sécurisation de la production et des stocks » des produits nécessaires aux infiltrations.

Le syndicat interpelle l’AFSSAPS : « Plutôt que de s’acharner à supprimer de l’arsenal thérapeutique des rhumatologues des médicaments efficaces avec un bon rapport bénéfice risque (tel le dextropropoxyphène), l’AFSSAPS ferait mieux de se préoccuper d’assurer la disponibilité des produits d’infiltration indispensables à nos patients ».

› Dr L. A.

 
Les Commentaires | 2 commentaires
 
Le 02/05/2012 à 07h33
Profession : Médecin
« Quand il y a eu le '' printemps arabe '', que l'Egypte est entrée dans la danse, après la Tunisie, nous avons risqué la pénurie de... compresses ! La grande majorité du coton provient en effet d'Egypte ! Je crois avoir entendu, dans une émission télévisée (''C dans l'air'' ), que 80 % des médicaments étaient fabriqués en Inde ou en Chine. Espérons qu'ils ne subiront pas non plus de révolutions, de conflits ou autres situations gravissimes qui perturbent leur production. »
Le 27/04/2012 à 21h19
Profession : Médecin
« Pourquoi est-ce qu'on ne nous dit pas clairement que la pénurie de certains produits n'est organisée que pour permettre l'écoulement des stocks de produits concurrents, moins prisés, arrangements occultes bien loin de notre humble pratique... Qui pourrait croire à une pénurie de bouchons de seringues ! ? ? »

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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

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