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Des Français peu conscients des conséquences des maladies cardiovasculaires

 08/10/2012
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La Fédération française de cardiologie (FFC) a présenté lundi sa quatrième édition du Donocoeur qui se déroulera du 27 octobre au 4 novembre prochains à l’occasion de la semaine nationale du cœur. Le coup d’envoi de l’opération sera donné le 25 octobre à Paris au pied du Sacré-cœur. Le public y sera invité à pédaler sur des vélos fixes et chaque coup de pédale permettra d’illuminer sans interruption un cœur géant constitué de milliers d’ampoules disposé sur l’esplanade du Sacré-cœur.

La campagne vise à alerter le public sur les maladies cardiovasculaires afin de déclencher une prise de conscience : « Que ces maladies sont non seulement mortelles mais aussi douloureuses et handicapantes lorsqu’on y survit », indique la FFC. Un sondage IFOP-FFC mené sur Internet de 1 006 personnes du 11 au 13 septembre dernier montre que si le grand public a aujourd’hui bien conscience de la gravité des maladies cardiovasculaires, une part non négligeable de l’opinion tend à sous-estimer les séquelles et la souffrance qu’elles peuvent engendrer.

Besoins d’information

Ainsi, 28 % jugent que les traitements afférents ne sont pas contraignants, un quart (26 %) que ces maladies ne font pas souffrir et 31 % que ces maladies se traitent facilement sans laisser aucune séquelle. Si 88 % des Français considèrent que les pathologies sont de plus en plus répandues, et plus d’un sur deux pense qu’ils sont potentiellement exposés à des risques cardiaques, ils se déclarent néanmoins majoritairement mal informés sur ces pathologies (55 %). S’agissant des facteurs de risque susceptibles de favoriser le développement de maladies cardiovasculaires, la majorité des personnes interrogées cite en premier lieu la consommation de tabac (44 %), suivie des excès en général,de la négligence (41 %), du stress (24 %), de la consommation d’alcool (21 %), de l’hérédité (18 %) et de l’alimentation (14 %).

Certaines causes s’avèrent par ailleurs minorées par une partie de l’opinion, à l’instar de la précarité, la fatigue, la qualité du sommeil ou l’absence de pratique d’une activité physique (1 à 2 %). Malgré une sensibilisation avérée des Français sur la question des maladies cardiovasculaires, des besoins de pédagogie et d’information persistent dans ce domaine, commente la FFC qui poursuit la longue élaboration de son livre blanc pour un plan cœur. Attendu fin 2013, il englobera les recommandations émises durant des États généraux qui se déroulent depuis mars derniers aux quatre coins de la France.

› DAVID BILHAUT

 
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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

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