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Creutzfeldt-Jakob refait surface en France

 11/06/2012
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Un nouveau cas du variant de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (vMCJ), la forme humaine de la maladie de la vache folle, a été signalé en France, portant le total à 26 cas répertoriés depuis 1996, selon le dernier point du réseau national de surveillance de la maladie. Il s’agit du premier cas signalé depuis trois ans en France.

Le vMCJ, forme humaine de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), est lié à l’ingestion de produits bovins contaminés, comme la cervelle. Sur ces 26 cas de nvMCJ (12 hommes, 14 femmes) certains ou probables identifiés en France, tous sont décédés à ce jour, excepté le dernier cas.

Les derniers décès remontent à 2009

Les 25 décès sont intervenus en 1996 (1 cas), 2000 (1 cas), 2001 (1 cas), 2002 (3 cas), 2004 (2 cas), 2005 (6 cas) en 2006 (6 cas), 2007 (3 cas) et 2009 (2 cas). La médiane des âges lors du décès ou du diagnostic est de 37 ans (entre 19 et 58 ans). Parmi eux, huit patients résidaient en Ile-de-France et 18 en province. Une des victimes avait séjourné très régulièrement au Royaume-Uni pendant une dizaine d’années à partir de 1987.

La Grande-Bretagne, où est apparue l’épidémie de la vache folle, compte, selon les derniers chiffres arrêtés au 11 juin, un total de 176 cas du nouveau variant, tous décédés.

› S. H. (avec AFP)

 
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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

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Karine Piganeau


11/09/2012

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