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Contraception : 222 millions de femmes en attente dans les pays en développement

 19/06/2012
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Dans les pays en développement, 222 millions de femmes ont besoin d’une méthode de contraception moderne et n’y ont pas accès. L’étude publiée par l’institut Guttmacher et le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) montre que le nombre de femmes qui souhaitent pas avoir d’enfant et qui n’ont pas accès à une méthode de contraception moderne, a peu baissé entre 2008 et 2012, puisqu’il est passé de 226 à 222 millions.

De plus, dans les 69 pays les plus pauvres, les besoins ont augmenté : 162 millions de femmes n’ont pas accès à une contraception, contre 153 millions en 2008. Les femmes jeunes et non mariées, ont plus de difficultés que les autres à avoir accès à une contraception, en raison des préjugés sur la vie sexuelle avant le mariage.

L’accès à des moyens de contraception récents, réduirait le nombre d’avortements, de fausses couches, de décès et d’invalidités liés à l’accouchement et à la grossesse. Selon une étude récente, si les femmes pouvaient planifier leur grossesse, et espacer les naissances de deux ou trois ans, le nombre de décès d’enfants de moins de cinq diminuerait respectivement de 13 ou 25 %. Sur le long terme, l’éducation des femmes tout comme l’économie des familles et des pays en serait améliorées.

Dans les pays en développement, 654 millions de femmes utilisent des méthodes de contraception modernes, soit 42 millions de plus qu’en 2008. Cependant, il est important de noter que 50 % de cet accroissement est dû à l’augmentation de la population.

L’étude précise que la fourniture de moyens de contraception dans les pays en développement coûte 4 milliards de dollars par an, et qu’il faudrait dépenser 8,1 milliards de dollars pour que toutes les femmes qui en ont besoin puissent y avoir accès. Mais cet investissement permettrait d’économiser 5,7 milliards de dollars, utilisés aujourd’hui pour les soins apportés aux mères et aux nouveaux nés.

› C. R.

 
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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

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