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Comme ceux d’Épinal, les irradiés de Rangueil veulent un procès

Abonnés 28/09/2012
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Un procès peut peut-être en entraîner un autre… C’est ce qu’espèrent en tout cas les irradiés de Rangueil, quelques jours après l’ouverture du procès des irradiés d’Épinal.

L’association SOS Irradiés 31, qui représente 80 des 145 patients ayant reçu des surdoses de rayons au centre stéréotaxique du CHU de Toulouse entre avril 2006 et mai 2007, et leur avocat maître Christophe Lèguevaques viennent d’adresser une lettre ouverte au procureur du pôle santé du parquet de Paris. « Avec cette lettre nous ne jouons pas notre va-tout, nous voulons au contraire faire bouger les choses et espérons une réaction du parquet avant la fin de l’année », explique l’avocat.

Erreur humaine ou faute

Rien n’a bougé en effet depuis le 11 juillet 2011, date à laquelle les magistrats instructeurs s’étaient déplacés à Toulouse, à la rencontre des victimes pour leur expliquer que l’accident relevait davantage de l’erreur humaine que de la faute et qu’ils classeraient sans doute le dossier sans suite

Dans sa lettre maître Lèguevaques rappelle : « En 2011, vous aviez évoqué le "précédent d’AZF" en expliquant que le Tribunal Correctionnel avait ordonné la relaxe au bénéfice du doute et que vous ne souhaitiez pas qu’il arrive pareille mésaventure, désastreuse pour le moral des victimes (…) Aujourd’hui, le "précédent AZF" vient vous apporter un cinglant démenti : lorsque le Parquet prend son risque, il peut gagner. En ce jour d’ouverture du procès des irradiés d’Epinal, j’ai l’honneur de vous demander de réviser votre position et de ne pas requérir un classement sans suite dans l’affaire des irradiés de Toulouse. »

« Si le parquet requiert une fin d’instruction, nous attaquerons l’ordonnance de non lieu devant la cour d’Appel, mais tant que le parquet ne se prononce pas, nous sommes bloqués et cela fait quinze mois que ça dure », a-t-il indiqué au « Quotidien ».

› DE NOTRE COORESPONDANTE À TOULOUSE, BÉATRICE GIRARD

 
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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


11/09/2012

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