Le quotidien du médecin en page d'accueil | Le Quotidien en favoris | Toute l'actu | Aide | Flux RSS

 

Cabines UV et mélanome : une nouvelle étude confirme un risque accru de 20 %

 26/07/2012
  Imprimer  Envoyer par email
 

Les cabines à UV sont responsables de près de 800 morts par an en Europe par cancer de la peau et ceux qui utilisent ces appareils ont un risque accru de 20 % de développer un jour un mélanome, selon une étude publiée dans le « British Medical Journal » (BMJ).

Parmi les 64 000 cas de mélanome cutané diagnostiqués chaque année dans 18 pays européens, quelque 3 438, soit 5,4 % « sont liés à l’usage de cabine à UV », indique la méta-analyse réalisée par l’International prevention research institute (IPRI) de Lyon et l’European institute of oncology (IEO) de Milan. En se fondant sur 27 études, les chercheurs des deux instituts estiment que « le risque de mélanome cutané est accru d’environ 20 % pour ceux qui ont utilisé » au moins une fois ces appareils à bronzer qui diffusent des rayons ultraviolets artificiels. Le risque de développer un mélanome est même « doublé » lorsqu’on en fait usage avant l’âge de 35 ans, assurent les auteurs qui insistent sur le fait que ces cancers de la peau « sont évitables si on s’abstient de s’exposer à ce type d’appareil ».

Vers des actions radicales

La prévention des effets néfastes associés aux cabines à UV doit s’appuyer sur des « actions plus fermes », estiment les chercheurs, rappelant que l’OMS recommande de restreindre l’usage des cabines aux mineurs et d’interdire les centres de bronzage qui ne sont pas contrôlés. « Si l’usage des cabines à bronzage par les adolescents et les jeunes adultes ne diminue pas substantiellement à court terme, des actions plus radicales devront être envisagées ».

En France, où entre 19 et 76 décès annuels sont dus à l’usage des cabines UV, la ministre de la Santé a annoncé, en mai dernier, qu’un décret était en cours pour durcir la réglementation sur ces cabines. Plus récemment, la mission d’information sur les dispositifs médicaux implantables et les interventions à visée esthétique présidée par la sénatrice Chantal Jouanno recommandait leur « interdiction pure et simple ».

La réponse des professionnels

Dans un communiqué, le syndicat national des professionnels de bronzage en cabine (SNPBC) indique que les centres de bronzage adhérents au syndicat sont aujourd’hui engagés dans une « démarche professionnelle responsable d’information et de prévention des personnes dites à risque face à l’exposition aux rayonnements ultraviolets, qu’ils soient solaires ou en cabine ». « Le diagnostic solaire, outil d’auto-évaluation développé avec la collaboration et sous le contrôle du département de dermatologie de l’hôpital Bichat - Claude-Bernard (Paris), est aujourd’hui mis à la disposition de chaque client dans 110 centres de bronzage, soit près de 20 % des centres spécialisés en France », poursuit le SNPBC en ajoutant que depuis sa mise en place au printemps dernier, 20 000 personnes ont pu effectuer cette auto-évaluation.

Le SPNBC précise que le déploiement de ce diagnostic solaire dans l’ensemble des établissements proposant des services de bronzage en cabine est l’une des cinq propositions concrètes faites aux pouvoirs publics pour améliorer la sécurité des consommateurs, dans le cadre de la révision du décret de 1997.

› STÉPHANIE HASENDAHL

 
Commenter
 

Publier un nouveau commentaire

Vous devez être inscrit pour commenter cet article et réagir à un commentaire.
 
 
Publicité
 
Publicité

Histoires courtes

objectifmedecin_pave_ep7.png


Publicité

Application du Quotidien du MÉdecin

Spécial médecin

i-Congrès médical
Les congrès médicaux à ne pas manquer ...
> Découvrir l’application

 

Enquête Flash

Faut-il rembourser les soins selon le niveau de revenu des patients ?

eFMC

InsulinothÉrapie
du diabÈte de type 2
Par le Pr Denis RACCAH

Dossier

Ces médecins ambassadeurs de la santé au travail

ARS : vos 26 « pilotes »

Les métiers du grand âge et du handicap

Hôpital Expo 2012

Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


11/09/2012

L'heure de l'action

La loi et au-delà

L'Annuaire des DUDIU

 
carte-loisirs.png
Publicité
 
Publicité
Afin de vous garantir un service optimal, le Quotidien du Médecin collecte des données personnelles vous concernant. Ces données font l’objet d’un traitement informatisé déclaré auprès de la CNIL. Conformément à la loi « Informatique et Libertés » du 6 janvier 1978, vous disposez d’un droit d'accès, de rectification et de suppression, pour motifs légitimes, sur ces informations. Sauf opposition préalable de votre part, ces données sont également utilisées afin de vous faire profiter des offres dédiées du Quotidien du Médecin et de ses Partenaires.