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Serge Haroche, un Français prix Nobel de physique

 09/10/2012
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Le 106e prix Nobel de physique a été attribué ce mardi 9 octobre au Français Serge Haroche et à l’Américain David Wineland. Les deux physiciens ont été récompensés pour les techniques expérimentales qu’ils ont mises au point séparément pour mesurer et « manipuler » des systèmes quantiques individuels comme un photon, un électron ou un atome.

Âgé de 68 ans, Serge Haroche est professeur au collège de France depuis 2001 et travaille au laboratoire Kastler Brossel de l’École normale supérieure. Spécialiste de physique atomique et d’optique quantique, il a consacré sa carrière à l’étude des atomes et des photons dans des situations exotiques que l’on ne rencontre pas habituellement dans la nature. Ses travaux ont des répercussions dans le développement du traitement quantique de l’information.

 
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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


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