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Marisol Touraine veut faciliter la recherche sur les cellules souches embryonnaires

 05/07/2012
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« J’ai pour ambition que la France intègre le trio de tête des nations en terme de production scientifique », a indiqué la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, à l’occasion du 3e anniversaire de l’Alliance nationale pour les sciences de la vie et de la santé (AVIESAN). La France occupe aujourd’hui le 5e rang mondial de la production scientifique en matière de sciences de la vie et de la santé. La ministre, qui entend promouvoir la recherche médicale française, a ainsi confirmé que le cadre juridique concernant la recherche sur les cellules souches embryonnaires (actuellement interdite et soumise à dérogation) sera révisé.

Des délais raccourcis

Le premier chantier évoqué vise les délais de mise en œuvre des essais thérapeutiques. « La durée qui sépare le moment où vous - médecins, soignants, chercheurs - soulignez l’importance d’une question clinique à résoudre (...) et celui où vous pouvez réellement amorcer le processus de recherche clinique dépasse trop souvent les 18 mois », a regretté la ministre en évoquant la concurrence internationale. Elle préconise la création d’un guichet unique, avec un délai maximum imposé aux services administratifs pour instruire l’autorisation de conduire la recherche. L’objectif est de raccourcir les délais de mise en œuvre des études cliniques à moins de 6 mois.

Afin de renforcer la recherche translationnelle, Marisol Touraine propose de revoir l’articulation entre les Centres d’investigation clinique et les récents Centres de recherche clinique. « Rien ne favorisera mieux la recherche translationelle que la proximité entre chercheurs pré-cliniques, médecins-chercheurs et soignants », estime-t-elle. « AVIESAN, qui fédère les CHU et les principaux organismes de recherche, doit s’engager plus encore dans l’intégration des chercheurs au sein des CHU ».

Par ailleurs, la ministre a également annoncé une réflexion sur la multiplication des structures mises en place ces dernières années, ainsi qu’une redéfinition « des relations entre le monde académique et ses partenaires industriels ». « Ces dernières années ont montré les limites de la recherche clinique menée par l’industrie et notamment par l’industrie du médicament » a-t-elle dit, avant de souligner le « principe d’indépendance qui doit sous-tendre l’évaluation des médicaments ».

Le rôle d’AVIESAN

Créée en 2009, AVIESAN, dont l’objectif est de renforcer « la réactivité et la visibilité de la recherche française », devra contribuer à cette réfléxion. Organisé en 10 instituts thématiques multi-organismes (ITMOs), AVIESAN s’est donné pour but de faciliter l’accès à la recherche académique non seulement des ministères de tutelles mais également des partenaires internationaux et industriels. On peut notamment citer son action lors de l’émergence de la grippe H1N1 en 2009, qui a su mobiliser les forces de recherche en s’appuyant sur trois ITMOs.

Autre exemple : en février 2010, l’Alliance signait avec Sanofi-Aventis le premier accord de partenariat de recherche. « Si les premières réalisations d’AVIESAN ont été déterminantes, beaucoup reste à faire pour développer au plus haut niveau la recherche française en sciences de la vie et de la santé », indique l’Alliance, présidée par André Syrota, P-DG de l’INSERM.

› STÉPHANIE HASENDAHL

 
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