La publication de l’étude dirigée par Gilles-Éric Séralini (biologie moléculaire à l’université de Caen) qui met en cause l’innocuité du maïs transgénique NK 603 de Monsanto, importé en Europe pour l’alimentation animale, soulève de nombreuses controverses. Toxicologues nationaux et internationaux s’emploient désormais à la décrypter. En France, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) et le Haut Conseil des biotechnologies se sont engagés à rendre un avis très rapidement. Fabrice Nesslany, qui dirige le laboratoire de toxicologie génétique de l’Institut Pasteur de Lille, livre au « Quotidien » ses premières analyses.
LE QUOTIDIEN - D’une manière générale, l’alimentation humaine est-elle suffisamment contrôlée ? FABRICE NESSLANY- Les substances utilisées dans le cadre de l’alimentation humaine (ingrédients, produits phytopharmaceutiques, etc.) sont particulièrement encadrées et étudiées sur le plan de la toxicologie aiguë et chronique, de la cancérogenèse et de la génotoxicité. Sur le plan de la toxicologie générale, (…)
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02/10/2012
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