Le quotidien du médecin en page d'accueil | Le Quotidien en favoris | Toute l'actu | Aide | Flux RSS

 

Un appel en faveur des victimes de torture et de violence politique

 21/06/2012
  Imprimer  Envoyer par email
 

En France, vivent plus de 100 000 personnes qui ont subi des tortures et des violences politiques, et qui ont dû fuir leur pays d’origine. Le livre blanc publié aujourd’hui par le Centre Primo Levi, et disponible en téléchargement (format PDF) tente de faire la lumière sur leur situation et sur leurs besoins en matière de soin, mais aussi d’accompagnement social et juridique.

« Nous publions ce livre blanc pour sortir de l’ombre ces populations que leurs tortionnaires ont voulu détruire », explique Éléonore Morel, la directrice générale du centre, créé en 1995, pour aider les personnes exilées qui ont survécu à la torture et aux violences infligées dans un contexte de persécution politique. La France ne dispose à ce jour, d’aucune étude quantitative ou épidémiologique sur le sujet.

« Le psychotraumatisme issu de la torture est une spécificité. Ce qui fait cette spécificité fait également la difficulté de sa prise en charge. Tous les médecins ne peuvent pas y faire face », souligne Michel Brugière, le président du centre. La prise en charge dans les centres est longue, « en moyenne deux ans et demi », poursuit Éléonore Morel. Elle n’est pas seulement médicale, car les réfugiés ont souvent besoin d’un accompagnement social ou juridique. Leur état de santé est souvent aggravé par leurs conditions de vie en France, et la difficulté d’accès aux soins. « Le système de santé de droit commun n’est pas adapté à leurs souffrances, note Éléonore Morel. Ils vont avoir besoin d’une prise en charge exceptionnelle, car ils ont subi des violences inouïes. »

Améliorer les conditions d’accueil

Dans l’hexagone, seul cinq centres sont spécialisés dans l’accueil de ces personnes, et ils sont complètement saturés. Ils ne parviennent à prendre en charge que 6 000 des 100 000 personnes qui auraient besoin d’aide.

Le livre blanc demande un élargissement des politiques publiques en direction des migrants, ainsi que la mise en place de programmes de recherche. Les victimes ont besoin d’un accompagnement spécifique, et la méconnaissance des effets de la torture peut entraîner des retards de diagnostic et des traitements inadaptés. Le Centre Primo Levi souhaite également que les centres spécialisés, qui apportent leur aide à ces exilés, soient soutenus. Il préconise également l’adaptation et le renforcement des structures de droit commun, qui ne sont pas adaptées. Enfin, alors que les conditions d’accueil des réfugiés se durcissent en France, le livre blanc demande que des conditions adéquates au soin soient créées, et ce en garantissant l’accès au logement, à l’assurance-maladie et aux minimums sociaux.

CÉCILE RABEUX

 
Commenter
 

Publier un nouveau commentaire

Vous devez être inscrit pour commenter cet article et réagir à un commentaire.
 
 
Publicité

Histoires courtes

objectifmedecin_pave_ep7.png


Publicité

Application du Quotidien du MÉdecin

Spécial médecin

i-Congrès médical
Les congrès médicaux à ne pas manquer ...
> Découvrir l’application

 

Enquête Flash

Faut-il rembourser les soins selon le niveau de revenu des patients ?

eFMC

InsulinothÉrapie
du diabÈte de type 2
Par le Pr Denis RACCAH

Dossier

Ces médecins ambassadeurs de la santé au travail

ARS : vos 26 « pilotes »

Les métiers du grand âge et du handicap

Hôpital Expo 2012

Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


11/09/2012

L'heure de l'action

La loi et au-delà

L'Annuaire des DUDIU

 
carte-loisirs.png
Publicité
 
Publicité
Afin de vous garantir un service optimal, le Quotidien du Médecin collecte des données personnelles vous concernant. Ces données font l’objet d’un traitement informatisé déclaré auprès de la CNIL. Conformément à la loi « Informatique et Libertés » du 6 janvier 1978, vous disposez d’un droit d'accès, de rectification et de suppression, pour motifs légitimes, sur ces informations. Sauf opposition préalable de votre part, ces données sont également utilisées afin de vous faire profiter des offres dédiées du Quotidien du Médecin et de ses Partenaires.