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Marseille, un futur pôle de soins pour touristes aisés

 19/07/2012
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Une nouvelle structure médico-touristique, baptisée Pôle santé Méditerranée, espère attirer une clientèle aisée en quête de soins en leur proposant une offre touristique complémentaire. Cette plateforme qui est le fruit d’un partenariat public-privé entre l’Assistance publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM), les centres de soins les Feuillades et Sibourg, à Aix-en-Provence et la Chambre de commerce de Marseille Provence, devrait être opérationnel dès 2013.

« Allier tourisme et médical rime souvent avec une forme de médecine low cost », assure Jacques Pfister, président de la Chambre de commerce de Marseille-Provence. « Les clients vont dans des pays étrangers pour profiter d’un package : soins à moindre coût et visite du pays. Ce que l’on veut proposer, au contraire, c’est une offre très haut de gamme, basée sur des actes médicaux de qualité mondiale. Nous souhaitons aussi que ces clients et leurs familles profitent de l’ensemble de nos services. »

Un secteur créateur de richesses

C’est ainsi qu’est né le Pôle Santé Méditerranée. La convention signée début juillet vise à mutualiser les moyens et les soins sur la région Marseille-Aix, pour que les « riches patients – notamment des pays du Golfe – profitent de l’excellence des soins », souligne Jean-Paul Segade, directeur général de l’AP-HM. « L’idée est partie du constat que la santé est un secteur créateur de richesses, touché lui aussi par la mondialisation. » Les établissements marseillais reçoivent déjà près 1 200 patients étrangers par an mais cette structure devrait décupler cette offre.

Au total, il s’agirait d’augmenter le nombre d’hospitalisations annuelles de 1 % à l’APHM, notamment dans des disciplines dans lesquelles il reste des disponibilités, telles l’orthopédie, l’ophtalmologie et la chirurgie de la main ou la neurologie aux Feuillades, à Aix.

Très concrètement, ce pôle santé devrait être géré à partir d’une plateforme commune où seront centralisées les demandes médicales et touristiques, à partir du premier semestre 2013. « Il ne s’agit pas de faire du tourisme médical », martèle Jean-Paul Segade. Pourtant, cela y ressemble fort.

› HÉLÈNE FOXONET, à Marseille

 
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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

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