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Le SYNGOF interpelle le ministère sur la contraception préventive

 19/07/2012
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Alors que la ministre de la Santé Marisol Touraine entend simplifier l’accès à la contraception, le Syndicat national des gynécologues obstétriciens de France (SYNGOF) s’interroge « sur des mesures redondantes avec des dispositifs déjà existants et qui ne permettent pas d’améliorer l’accès à une contraception préventive, pourtant prioritaire pour les jeunes femmes ».

Concernant l’accès simplifié à la pilule contraceptive, Marisol Touraine prévoit que, « sur présentation d’une ordonnance de moins d’un an », les femmes pourront recevoir « une contraception dans une pharmacie sans qu’il soit nécessaire de retourner voir un médecin ou une sage-femme ». Cette mesure vient confirmer un dispositif déjà voté dans la loi HPST (article 17 bis, amendé et adopté) « mais qui n’était sans doute pas encore paru au "Journal officiel” », commente le syndicat.

220 000 IVG

De même, le SYNGOF prend acte du fait que « les étudiantes dans les universités pourront se voir délivrer une contraception d’urgence gratuite, comme c’est le cas aujourd’hui dans les collèges et les lycées ». Il interpelle toutefois la ministre sur la nécessité « d’intervenir en amont sur la contraception préventive », tandis que sont pratiquées 220 000 interruptions volontaires de grossesse en France chaque année. Pour le syndicat, la réflexion doit s’orienter sur l’accès à une contraception régulière des mineures, en améliorant notamment l’anonymat, le remboursement des consultations de prescription et de suivi contraceptif ainsi que le remboursement de tous les contraceptifs, « en particulier les micro-pilules de troisième génération, les anneaux et patchs contraceptifs ».

S’agissant de la contraception définitive que Marisol Touraine souhaiterait élargir « pour tout le monde quel que soit l’âge des femmes », le SYNGOF recommande « la plus grande vigilance » sur la simplification de l’accès à un acte irréversible. Le syndicat appelle la ministre à une « plus grande concertation avec les professionnels de santé » sur les dispositifs visant à améliorer significativement la prévention du risque de grossesse.

› STÉPHANIE HASENDAHL

 
Les Commentaires | 1 commentaires
 
Le 20/07/2012 à 07h43
Profession : Médecin
« La prescription annuelle de contraceptifs oraux pour un an existe déjà. L'initiative de notre ministre est redondante, elle témoigne décidément de son absence de concertation avec le milieu médical... Les gynécologues attendent d'autres décisions, encore faudrait-il qu'elle leur parle ! »

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