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L’assistance médicale à la procréation en prison

Le « oui » de principe et sous réserves de l’Académie de médecine

Le groupe de travail « procréation médicalement assistée et prison » s’est prononcé en faveur de l’AMP dans un cadre pénitentiaire à condition que les preuves d’une infertilité médicale et d’une communauté de vie familiale soient apportées. Dans les faits, le Pr Roger Henrion, rapporteur, reconnaît la complexité de ces demandes.

C’EST À LA SUITE de la lettre d’un praticien hospitalier de l’unité de consultation en soins ambulatoires (UCSA) de la prison de Fresnes que l’Académie de médecine a constitué en décembre 2011 un groupe de travail sur l’AMP en prison. Le sujet remonte à 1977 lorsqu’une première demande d’insémination artificielle est adressée au Centre d’étude et de conservation du sperme (CECOS) du Kremlin-Bicètre. (…)

Abonnés | 24/10/2012  (938 mots)

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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


11/09/2012

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